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Cérémonie du souvenir 2017 à Oran

Le 11 novembre 2017, s’est déroulée à Oran une cérémonie commémorative de l’armistice du 11 novembre 1918, sous la présidence du Consul général de France à Oran en présence d’autorités civiles et militaire algériennes, de conseillers consulaires et présidents d’associations représentatives de la Communauté française et de nombreux invités dont des élèves de l’École française d’Oran. Cette manifestation, qui a rassemblé des anciens combattants, des veuves et pupilles, à permis de rendre hommage aux quelques 175 000 soldats algériens qui combattirent durant la Grande Guerre et dont 25 000 d’entre eux y perdirent la vie.

 

 

DISCOURS DU 11 NOVEMBRE 2017

Cimetière du Petit Lac

 

 

 

Monsieur le Wali d’ORAN

Monsieur le Représentant de l’APC d’ORAN

Monsieur l’imam de la Mosquée Ibn Badis

Monseigneur Monsieur l’Evêque d’ORAN

Madame Messieurs les élus consulaires

Messieurs les Anciens Combattants

Monsieur le Représentant du service des anciens combattants et victimes de Guerre

Mesdames et Messieurs les Représentants du monde associatif

Mesdames et Messieurs,

Je suis particulièrement heureux et ému de vous accueillir ici, comme le veut la tradition, pour clôturer les cérémonies du 11 novembre.

Comme vous le savez, le 11 novembre est la journée nationale de la commémoration de la Victoire et de la paix, jour anniversaire de l’armistice de 1918 et de l’hommage à tous les morts pour la France, Français et Algériens. Votre présence à cette cérémonie M. le Wali rehausse l’hommage rendu au sacrifice de nos deux peuples.

Avant de vous lire le message de la Secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées,  je voudrais aussi saluer la présence des écoliers français et algériens et souligner l’importance du devoir de mémoire pour les jeunes générations.

Madame Geneviève DARRIEUSSECQ Secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées chargée des anciens combattants a souhaité s’adresser à vous à l’occasion du 99ème anniversaire de l’armistice.

=Lecture du message=

« Message de la Secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées

11 novembre 2017

 

Quatre-vingt-dix-neuf années ont passé depuis cette fin de matinée où, ce 11 novembre 1918, à 11h, sur le front, les clairons ont surgi pour sonner le cessez-le-feu. Un conflit de quatre ans et demi s’achevait alors.

C’est aussi le temps du deuil qui commence face aux pertes considérables, tant civiles que militaires. La Grande Guerre a profondément bouleversé les nations européennes, les équilibres mondiaux sont durablement modifiés.

Cette année, nous célébrons plus particulièrement le centenaire de 1917. Après trois ans de conflit, c’est l’année de la « fatigue des peuples » mais aussi le tournant de la guerre. Sur le temps long, elle s’avère déterminante pour le XXème siècle. Ses conséquences se font encore sentir aujourd’hui.

D’avril à octobre, le Chemin des Dames a rendu son terrible verdict ; cet échec sanglant affecte le moral des combattants et celui de l’arrière. L’armée française n’est pas seule à se sacrifier. Au prix de lourdes pertes, les Canadiens mènent l’offensive à Vimy, les Britanniques à Passchendaele, les Italiens sont vaincus à Caporetto.

Les Etats-Unis rompent avec l’isolationnisme et s’engagent aux côtés de l’Entente. L’arrivée progressive des soldats américains change le rapport de force et va contribuer à forger la victoire. La mondialisation du conflit s’est intensifiée.

Traversée par deux révolutions, la Russie connaît de profonds bouleversements et signe le 15 décembre un armistice avec l’Allemagne. Cette dernière va pouvoir, en 1918, concentrer toutes ses forces sur le front occidental.

Victimes indirectes de la guerre, des centaines de milliers d’enfants en portent les séquelles et se retrouvent orphelins. Ils grandiront seuls ou au sein de familles incomplètes marquées à jamais par la perte. C’est pour leur permettre de vivre dignement que l’Etat crée le 27 juillet 1917 le statut de « pupille de la Nation ».

Le 16 novembre 1917, il y a presque cent ans, au milieu de la tempête, Georges Clemenceau était appelé à former le gouvernement. Président du conseil et ministre de la guerre, à 76 ans, il appelle à la « guerre intégrale » et remobilise la Nation et les armées avec l’obsession de mener la France à la victoire.

En ce jour du 11 novembre, depuis la loi de 2012, nous rendons hommage à l’ensemble des morts pour la France. A ceux tombés lors des conflits du XXème siècle, à nos frères d’arme algériens des deux guerres mondiales, la Nation reconnaissante rend hommage et perpétue l’indispensable mémoire. »

Je voudrais enfin terminer en soulignant la reconnaissance et le respect que les Français d’Oran portent à tous ceux qui se sont battus durant ce premier conflit mondial. Certains ont fait pour cette cause le sacrifice de leur jeunesse, de leur santé et souvent de leur vie. Ils l’ont fait pour nous assurer un monde meilleur, plus pacifique.

Français et Algériens unis dans le sacrifice.

En votre nom à tous, je les en remercie et les assure de notre reconnaissance et de notre respect.

Vive l’amitié franco-algérienne ! [تحيى الصداقة الفرنسية الجزائرية]

Je vous remercie./.