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Quatrième cas : JE SUIS UN(E) DESCENDANT(E) (FILS, FILLE, PETIT-FILS, PETITE FILLE) D’UN ANCIEN COMBATTANT

Mon père est « Mort pour la France » durant un conflit armé : quels sont mes droits ?

Le fait que votre parent soit « Mort pour la France » a ouvert les droits suivants :

Les parents du militaire (mère et père) ont pu bénéficier à compter de l’âge de 55 ou 60 ans, d’une pension d’ascendant. Cet avantage cesse au décès des bénéficiaires et ne peut être reversé aux autres membres de la famille.

De même, sa veuve a du bénéficier, sur sa demande, dès le décès, d’une pension de veuve de guerre. Cet avantage, s’il est aujourd’hui toujours en paiement, a été revalorisé une première fois en 2004 avec un effet rappel à compter du 1er  janvier 1999. Sa pension a été de nouveau multipliée par 4 environ au cours de l’année 2007 pour atteindre aujourd’hui le même montant que celui versé aux veuves de nationalité française. Cette pension était majorée d’une somme forfaitaire pour chacun des enfants du militaire jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 18 ans.

Il est précisé qu’aucune pension n’est attribuée d’office, mais doit toujours être demandée.

En revanche, le paiement de cette pension cesse au décès de la veuve. Elle ne peut en aucun cas être reversée aux enfants majeurs du militaire.

De plus, dans la mesure où le militaire est actuellement inhumé dans un cimetière militaire français, il bénéficie du droit à la sépulture perpétuelle aux frais de l’Etat français. Ainsi, sa veuve, ses collatéraux (frères, sœurs …) et ses enfants (à l’exclusion de tout autre membre de la famille : petits-enfants, neveux, cousins …) peuvent sur simple demande adressée au :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

bénéficier de la prise en charge des frais de voyage pour se rendre en pèlerinage sur la tombe du soldat « Mort pour la France ». Il est précisé cependant que ce voyage reste soumis à la délivrance d’un visa par l’autorité consulaire qui reste seule compétente dans ce domaine.

Enfin, la qualité de « Pupille de la Nation » reconnue aux enfants des militaires bénéficiant de la mention « Mort pour la France » ne confère pas de droit à l’acquisition de la nationalité française qui reste soumis aux conditions de droit commun, notamment de résidence en France. En revanche, elle peut ouvrir droit, en tant que besoin, à l’action sociale que le service des anciens combattants met en œuvre en Algérie pour le compte de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Il convient d’adresser une demande au :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Fax : 021 71 90 45
Email : contact@acvg-alger.org

Dans quelles conditions puis-je bénéficier de la carte d’orphelin ?

Il est indispensable que votre ascendant (père ou mère) se soit vu reconnaître la qualité de « Mort pour la France », cela suppose qu’il soit mort au combat ou des suites de blessures ou maladies ayant fait l’objet d’une pension militaire d’invalidité.

La demande doit comprendre les pièces suivantes :

  • 1 photographie d’identité avec inscription au verso de votre nom et prénom
  • 1 copie de votre pièce d’identité comportant une photographie d’identité (carte d’identité, permis de conduire, …)
  • 1 fiche familiale d’état-civil rédigée en français et établissant la filiation avec la personne « Mort pour la France »
  • copie de l’attestation établissant la qualité de « Mort pour la France » de votre ascendant

Elle doit être adressée au :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

Mon père est mort au combat dans les rangs de l’Armée française mais la qualité de « Mort pour la France » ne lui a pas été accordée car une demande en ce sens n’a jamais été présentée à ce jour. Comment faire reconnaître aujourd’hui cette qualité ?

Vous pouvez obtenir une attestation – si les conditions juridiques sont réunies – établissant la qualité de « Mort pour la France ».

Vous devez, pour ce faire, adresser une demande comportant les pièces suivantes :

  • 1 fiche familiale d’état-civil rédigée en français et indiquant le lien de parenté avec le militaire décédé
  • tout document en votre possession permettant d’identifier le militaire (copie du livret militaire, courriers émanant des autorités militaires, …) et précisant les circonstances du décès
  • l’acte de décès du militaire.

Vous devez adresser votre demande au :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

Mon père (ou mon grand père) était ancien combattant de l’armée française : quels sont mes droits ?

La législation française ne reconnaît aucun droit aux enfants majeurs des anciens combattants, en matière de pension, de visa ou d’acquisition de la nationalité française.

Seules leurs veuves peuvent – sous certaines conditions – bénéficier de pensions de réversion.

Mon père ou ma mère est « Mort(e) pour la France ». Dans quelle mesure puis-je être, aujourd’hui, adopté(e) par la Nation française ?
L’article 70 de la loi du 9 décembre 2004 permet aux orphelins de guerre d’être adoptés par la Nation quelque soit leur âge, dès lors que le décès de leur parent est intervenu avant leur 21ème anniversaire.

Les demandes en l’espèce doivent être adressées au :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. 61 – 16035 HYDRA – Alger
téléphone : 021 71 90 43
mail : contact@acvg-alger.org

Troisième cas : JE SUIS UNE VICTIME CIVILE DE LA GUERRE

Je suis une victime civile de la guerre d’Algérie : dans quelle mesure puis-je aujourd’hui prétendre à une indemnisation des préjudices que j’ai subis ?

Un dispositif particulier a été mis en place au bénéfice des victimes civiles algériennes de la guerre d’Algérie et qui ont présenté leur demande après le 5 juillet 1962. Il donnait la possibilité de bénéficier d’allocations viagères, jusqu’au 31 décembre 1968

Aucune demande ne peut donc plus être présentée aujourd’hui du fait de cette forclusion.

Je suis titulaire d’une allocation viagère au titre de la guerre d’Algérie : son montant peut-il être révisé ?

Non, le montant des allocations viagères ne peut être révisé.

Il est fixé une fois pour toute et n’est pas concerné par les mesures de revalorisation des pensions militaires entrées en vigueur au 1er janvier 2007 ou au 1er janvier 2011

Mon conjoint était titulaire d’une allocation viagère en tant que victime civile de la guerre d’Algérie : puis-je bénéficier d’une réversion après son décès?

Non. Les allocations viagères versées aux victimes civiles de la guerre d’Algérie ne sont jamais réversibles.

J’ai été victime de préjudices matériels pendant la guerre d’Algérie : puis-je être indemnisé aujourd’hui par la France ?

Non, les accords d’Evian signés entre la France et l’Algérie prévoient que l’indemnisation de tels préjudices est de la compétence exclusive de l’Etat algérien.

Deuxième cas : JE SUIS VEUVE D’UN ANCIEN MILITAIRE OU D’UN ANCIEN COMBATTANT

Mon mari vient de décéder : quelles démarches dois-je effectuer pour bénéficier des sommes restant dues à la date de son décès (« les arrérages ») au titre des pensions dont il bénéficiait ?
Si votre mari était titulaire d’une des 3 pensions ou avantage pouvant être versés à un ancien combattant :

  • la retraite du combattant versée tous les 6 mois,
  • une pension militaire d’invalidité versée tous les 3 mois
  • ou une pension militaire de retraite, versée tous les 3 mois,

Vous devez signaler par courrier le décès du pensionné et demander le versement des arrérages (somme due entre la fin de la dernière échéance versée et la date de décès du pensionné) à la :

Trésorerie près l’Ambassade de France
Service des Pensions
25, chemin Gadouche
16035 HYDRA – Alger
Téléphone : 021 98 15 80
Fax : 021 98 15 83

Vous devez joindre à votre demande les documents suivants, destinés à l’étranger, et rédigés en langue française :

  • un acte de décès
  • une fiche individuelle d’état  civil en français
  • tout document établissant votre qualité d’épouse du pensionné décédé
  • tout document permettant d’identifier la ou les pensions concernées (copie des bulletins de paiement, copie du titre de pension …)

 

Important ! En l’absence de veuve, les héritiers doivent fournir une FREDHA (certificat d’hérédité) établie par les autorités algériennes.

Important ! La demande de perception des arrérages ne dispense pas de faire une demande de réversion, si votre mari percevait une pension militaire d’invalidité ou une pension militaire de retraite et que vous remplissez les conditions indiquées ci-dessous.

Mon mari, qui bénéficiait d’une pension militaire de retraite est décédé : comment puis-je obtenir une pension de réversion ?

La pension militaire de retraite de votre mari était versée tous les 3 mois.

Elle est identifiable sur les bulletins de paiement remis au moment de la perception des échéances trimestrielles par le code « nature : 2000 ».

Votre dossier devra comporter les pièces suivantes :

  • 1 lettre demandant la réversion
  • 1 acte de décès du militaire
  • 1 copie de son titre de pension  ou de tout document permettant d’identifier la pension
  • 1 fiche familiale d’état-civil rédigée en français comportant les mentions non décédée et non divorcée, signée par l’officier d’état-civil et par vous

Vous devez déposer votre demande au cours d’un entretien individuel qui vous sera accordé sur simple demande téléphonique auprès du :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

Mon mari était titulaire d’une pension militaire d’invalidité : dans quelles conditions puis-je bénéficier d’une pension de réversion ?

La pension militaire d’invalidité de votre mari était calculée selon la gravité de ses blessures ou des maladies contractées en service. Elle était versée tous les 3 mois et était identifiable par le code « nature : 6220 ou 7230 » sur les bulletins de paiement remis par le trésorier local.

La réversion de ce type de pension à la veuve dépend avant tout de la gravité des infirmités pensionnées :

  • Si le taux d’invalidité était supérieur à 60 %, la réversion est de droit dès lors que le mariage est établi de façon certaine.
  • Si le taux d’invalidité était inférieur à 60 %, la réversion n’est possible que si le décès est reconnu en relation directe avec les infirmités pensionnées.

Dans tous les cas, la demande de réversion devra être déposée au cours d’un entretien individuel qui vous sera accordé sur simple demande téléphonique auprès du :
Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

Vous devrez  vous munir des pièces suivantes :

  • 1 lettre demandant la réversion
  • copie du titre de pension de votre mari ou tout autre document permettant d’identifier la pension dont il bénéficiait
  • 1 certificat médical précisant les causes de son décès
  • 1 fiche familiale d’état-civil rédigée en français comportant les mentions non décédée et non divorcée, signée par l’officier d’état-civil et par vous
  • 1 acte de décès de votre mari.
Mon mari était titulaire de la retraite du combattant : dans quelle mesure puis-je bénéficier d’une réversion ?

La retraite du combattant versée tous les 6 mois, identifiée par le code « nature : 8012 ou bien 8031 » sur les bulletins de paiement remis par le trésorier local au moment du paiement n’est jamais réversible à la veuve.

Son paiement cesse le dernier jour du mois du décès de l’ancien combattant.

Mon mari n’était titulaire d’aucune pension de son vivant : quels sont mes droits ?

Les droits de la veuve dépendent de ceux dont bénéficiait de son vivant l’ancien combattant.
Si aucune pension militaire de retraite ou d’invalidité n’était liquidée à son profit, aucune pension de réversion ne peut être versée à sa veuve.

Toutefois, si le décès est survenu par le fait du service et que la veuve n’a pas bénéficié d’une pension notamment parce qu’elle s’était remariée, elle peut déposer une demande si elle est de nouveau veuve de son second mari.

Ma qualité de veuve d’un ancien combattant me procure-t-elle des droits ou avantages particuliers en matière de visa ou d’accès à la nationalité française ?

Non, aucun droit ou avantage particulier n’est reconnu en la matière par la législation française aux veuves de nos anciens soldats.

Ces questions demeurent de la compétence exclusive du consulat général de France dont dépend votre domicile

Quelles sont les conséquences pratiques des mesures de « décristallisation » des pensions versées aux veuves des anciens militaires, intervenues en 2007 et 2011 ?
L’article 100 de la loi de finances pour 2007 a aligné le montant des pensions de veuves et les réversions des pensions militaires d’invalidité versées aux veuves algériennnes, sur celui perçu par les veuves de nationalité française.

Cette revalorisation est intervenue à compter du 1er janvier 2007 et a été mise en oeuvre automatiquement par les services de la Trésorerie près l’ambassade de France en Algérie.

L’article 211 de la loi de finances pour 2011 a aligné, quant à lui, le montant des pension de réversion des pensions militaires de retraite (versées aux veuves des militaires ayant effectué 15 ans de services) sur les montants « français ».
Cette revalorisation a été mise en oeuvre à compter du 1er janvier 2011 sans qu’aucune démarche de la part des pensionnées ne soit nécessaire.

Ces nouvelles mesures prévoient aussi des conditions d’antériorité de mariage identiques à celles appliquées aux veuves de nationalité française.

Concrètement, les veuves algériennes des militaires ayant effectué 15 ans de services et plus, qui se sont vues, avant le 1er janvier 2011, opposer un rejet à leur demande de réversion, ont intérêt à adresser une nouvelle demande.

IMPORTANT :

Les nouvelles dispositions applicables aux pensions de réversion prévoient aussi la possibilité de faire bénéficier les pensionnées algériennes des mesures intervenues depuis le 5 juillet 1962 et prévoyant un nombre de points d’indice supérieur à celui dont elles bénéficient actuellement.

On parle alors « d’alignement du nombre de points d’indice« . Ces demandes doivent être formulées avant le 31 décembre 2014.
Pour ce faire, vous devez impérativement obtenir un rendez-vous auprès du :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. 61 – 16035 HYDRA – Alger
Téléphone : 021 71 90 43
mail : contact@acvg-alger.org

Premier cas : JE SUIS UN ANCIEN MILITAIRE DE L’ARMEE FRANÇAISE

Premier cas : JE SUIS UN ANCIEN MILITAIRE DE L’ARMEE FRANÇAISE

J’ai été militaire dans les rangs de l’armée française : comment faire reconnaître ma qualité d’ancien combattant ?

La qualité d’ancien combattant est reconnue aux anciens militaires ayant servi en période de guerre et remplissant certaines conditions (durée de service, appartenance à des unités déclarées « combattantes » ou blessures en service, participation à des actions de feu ou de combat, citations …).Quand ces conditions sont réunies, la qualité d’ancien combattant est officiellement reconnue par la délivrance de la carte du combattant.

Pour faire étudier vos droits à la carte du combattant, il faut déposer votre demande au cours d’un entretien individuel qui vous sera accordé sur simple demande téléphonique, au :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

Vous devrez vous munir pour ce rendez-vous, des pièces suivantes :

  1. 1 fiche individuelle d’état-civil rédigée en français
  2. 1 photographie d’identité avec, au dos, l’inscription de votre nom et de votre prénom
  3. 1 copie de tout document militaire en votre possession permettant de faciliter les recherches sur vos services effectués.
  4. 1 copie de tout autre document militaire

Important ! Si vous ne détenez aucun document militaire, il est tout à fait inutile de demander copie des documents vous concernant aux services d’archives du ministère français de la Défense : ceux-ci seront directement interrogés par nos services.

Dans quel délai ma demande de carte du combattant sera-t-elle étudiée ?
Un délai minimum de 6 mois est nécessaire pour l’étude de votre dossier.
Vous serez tenu informé, sans nouvelle intervention de votre part, de la suite réservée à votre demande.
À quel âge puis-je prétendre à la retraite du combattant ?

Tous les titulaires de la carte du combattant peuvent prétendre à partir de l’âge de 65 ans à la perception de la retraite du combattant.Cet avantage financier s’élève à ce jour à 65 000 DA environ par an ; ce montant est le même que celui versé aux anciens combattants de nationalité française. Il est payé tous les 6 mois par moitié, soit pour chaque échéance semestrielle 32 500 DA environ.

Attention : Ce montant peut varier chaque semestre selon, d’une part les mesures de revalorisation susceptibles d’être adoptées et, d’autre part selon le taux de change retenu entre le dinar algérien et l’euro.

Important !

La retraite de combattant vous sera payée , en espèces, auprès du guichet du comptable payeur local (bureau de poste, guichet du trésor, ….) que vous aurez désigné. Elle ne peut être payée par virement bancaire, la présence du pensionné au moment du paiement étant indispensable.

À quels autres avantages que la retraite du combattant puis-je prétendre ?

Les titulaires de la carte d’ancien combattant peuvent bénéficier de l’action du soutien social, administratif et médical mis en œuvre par le service des anciens combattants placé près l’ambassade de France en Algérie.
Pour ce faire, il faut impérativement s’adresser au :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

pour fixer un rendez-vous avec un(e) de nos conseiller(e)s administratif(ve)s et social(e)s qui, au cours d’un entretien – en langue arabe si nécessaire – pourra répondre à l’ensemble de vos interrogations sur votre qualité d’ancien militaire ou d’ancien combattant.

●    Vous voudrez bien vous rendre à cet entretien muni de l’ensemble des documents militaires en votre possession ainsi qu’avec une fiche individuelle d’état-civil rédigée en français.

●    Si vous voulez faire étudier un problème d’ordre médical (à Alger uniquement) il conviendra de vous rendre au rendez-vous muni de tout élément d’information en votre possession (radios, résultats d’analyses, prescriptions, …).

Important ! Ces rendez-vous se déroulent tous les jours dans nos locaux d’Alger, et une fois par mois à Annaba et à Oran : dans tous les cas, la prise d’un rendez-vous via notre site internet : http://www.acvg-alger.org ou par téléphone, est un préalable indispensable.

Je suis ancien combattant de l’armée française : puis-je bénéficier d’une pension militaire d’invalidité ?

Un ancien militaire peut éventuellement bénéficier d’une pension militaire d’invalidité qui indemnise, selon leur gravité, les séquelles des blessures ou maladies  imputables au service armé.Les demandes doivent être formulées soit au cours d’un entretien avec un(e) de nos conseiller(e)s, soit par courrier auprès du :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

Le dossier doit être constitué des pièces suivantes :

  1. une lettre manuscrite indiquant les circonstances de la blessure ou de la maladie et son lien avec l’activité militaire
  2. un certificat médical récent décrivant les séquelles physiques dont vous demandez l’indemnisation
  3. tout document militaire ou médical permettant de lier les infirmités dont vous demandez l’examen et le service militaire
  4. une fiche individuelle d’état civil rédigée en français

L’instruction de ces demandes devra établir, grâce à des expertises médicales organisées en Algérie, et à des recherches dans les archives militaires,  l’existence et la gravité des séquelles ainsi que leur lien avec le service militaire.

Le montant des pensions militaires d’invalidité versées aux anciens combattants algériens est, depuis le 1er janvier 2007, identique à celui versé aux vétérans de nationalité française.

Important !
Quand la pension militaire est accordée, le coût des soins médicaux nécessaires au traitement des infirmités pensionnées est assuré par le service des anciens combattants placé près l’ambassade de France : une demande de prise en charge préalable doit cependant être adressée au :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

Je suis déjà pensionné pour invalidité : puis-je demander une révision de ma pension?

Vous pouvez demander une révision de vos droits pour aggravation de l’affection déjà pensionnée ou pour  infirmité nouvelle en rapport direct  avec vos services militaires.

Vous devez déposer une demande au :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

en joignant un certificat médical récent.

Votre demande sera ensuite examinée par les médecins experts du ministère de la Défense.

Je suis ancien combattant de l’armée française : puis-je bénéficier d’une pension militaire de retraite ?

Une pension militaire de retraite est versée aux militaires de carrière ayant effectués au moins 15 ans de services militaires.Ces pensions ont été liquidées et mises en paiement dès la fin du service armé et aucune nouvelle demande ne peut, sauf exception, être aujourd’hui présentée à ce titre.

Je suis ancien combattant de l’armée française : ai-je le droit à la nationalité française ?

Il n’existe pas de droit automatique à la nationalité française.Si la possession de la carte du combattant est un élément d’appréciation dans la constitution d’un dossier d’acquisition de la nationalité française, elle ne dispense pas de réunir les conditions de droit commun, au premier rang desquelles figure notamment une période continue et durable de résidence en France.

Je suis ancien combattant de l’armée française : ai-je le droit au visa d’entrée sur le territoire français ?

Non, ce  droit n’est pas automatique.

Vous devez cependant joindre la copie de votre carte du combattant à l’appui de votre demande.

IMPORTANT :

Toutes les demandes de ce type sont de la compétence exclusive du consulat général de France dont dépend votre domicile auquel vous devez vous adresser.

  1. à Alger :  téléphoner au : 021 79 88 00
  2. à Oran : téléphoner au : 1573
  3. à Annaba : téléphoner au : 1573
    ou en consultant le site internet www.ambafrance.dz.org
Je suis ancien militaire et j’ai servi dans les rangs de l’armée française : cette période me permet-elle de bénéficier d’une retraite du régime général français de la sécurité sociale ?

Dans certaines conditions bien précises, les périodes effectuées comme « engagé »  (et non « appelé ») dans les rangs de l’armée française peuvent être validées au titre du régime général de la sécurité sociale française si elles n’ont pas déjà fait l’objet d’une prise en compte lors de la liquidation, par exemple, d’une pension militaire de retraite.Pour faire examiner votre situation sur ce point, vous devez impérativement obtenir un rendez-vous auprès du :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

En effet, seul un entretien individuel avec un personnel spécialisé pourra permettre une étude précise de votre situation.

Je suis invalide de guerre et mon état de santé nécessite une prise en charge médicale : à qui puis-je m’adresser ?

Vous devez vous adresser par téléphone, courrier, courrier électronique ou prendre un rendez-vous auprès du :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

Un médecin conseil pourra étudier votre demande et vous conseiller sur les modalités du traitement à mettre en œuvre. Celui-ci, dès lors qu’il sera nécessité par des infirmités pensionnées, pourra être pris en charge par le service des anciens combattants. Dans le cas contraire, une participation aux frais restant éventuellement à votre charge pourra être décidée au titre de l’action sociale, menée par le service pour le compte de l’Office national des anciens combattants.

Je suis invalide de guerre et mon état de santé nécessite un appareillage orthopédique ou un véhicule pour handicapé physique : à qui puis-je m’adresser ?

Vous devez vous adresser par téléphone, courrier, courrier électronique ou prendre un rendez-vous auprès du :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 021 71 90 43
Email : contact@acvg-alger.org

Un technicien spécialisé se tient en permanence à votre disposition pour étudier avec vous la nature de votre besoin et la meilleure façon d’y répondre.

Par ailleurs, sont organisées à Alger 4 fois par an des consultations médicales.

Ces consultations se déroulent dans les locaux de :

l’Office National d’Appareillages et d’Accessoires
pour Personnes Handicapées (ONAAPH)
Hôpital de Ben Aknoun
Route des 2 bassins à BEN AKNOUN

avec lequel une convention de collaboration a été signée en 2004.
Quelles sont les conséquences pratiques des mesures de « décristallisation » des pensions versées aux anciens combattants intervenues en 2007 et 2011 ?

L’article 100 de la loi de finances pour 2007 a aligné le montant des retraites de combattant (versées aus titulaires de la carte de combattant à partir de 65 ans) et des pensions militaires d’invalidité, sur celui perçu par leur frère d’arme français.

Ces revalorisations sont intervenues à compter du 1er janvier 2007 et ont été mises en oeuvre automatiquement par les services de la Trésorerie près l’ambassade de France en Algérie.

L’article 211 de la loi de finances pour 2011 a aligné, quant à lui, le montant des pensions militaires de retraite (versées aux militaires ayant effectué 15 ans de service) sur les montants « français » : cette revalorisation a été mise en oeuvre automatiquement à compter du 1er janvier 2011.

IMPORTANT :

Les nouvelles dispositions applicables aux pensions militaires d’invalidité et aux pensions militaires de retraite (à l’exclusion des retraites de combattant) prévoient aussi la possibilité de faire bénéficier les pensionnés algériens des mesures intervenues depuis le 5 juillet 1962 et prévoyant un nombre de points d’indice supérieur à celui dont ils bénéficient actuellement.

On parle alors de demandes « d’alignement du nombre de points d’indice« . Ces demandes doivent être formulées avant le 31 décembre 2014. Pour ce faire, vous devez impérativement obtenir un rendez-vous auprès du :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. 61 – 16035 HYDRA  – Alger
téléphone : 021 71 90 43
mail : contact@acvg-alger.org

Cérémonie internationale à Oran à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918.

Le 11 novembre 2016, l’Ambassadeur de France en Algérie a présidé une cérémonie internationale, aux cotés de son homologue de la République fédérale d’Allemagne et du Wali de la Wilaya d’Oran et en présence du Consul Général de France. Cette cérémonie consacrée à la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, s’est déroulée en présence de représentants des autorités civiles et militaires algériennes, d’anciens combattants, veuves et pupilles, de conseillers consulaires et présidents d’associations représentatives de la communauté française, des lycéens algériens et des agents du service des anciens combattants et victimes de guerre. Cette cérémonie a été suivie par la remise de la médaille de l’Ordre National de la Légion d’Honneur à deux anciens combattants, au Consulat Général de France. 

 

Intervention de M. Bernard EMIÉ

Ambassadeur,

Haut Représentant de la République Française en Algérie

A l’occasion de la commémoration du 11 novembre

——-

Cimetière du « Petit-Lac » Oran, vendredi 11 novembre 2016, 11h00

Monsieur le Wali,

Monsieur le Président de l’Assemblée populaire de la Wilaya

Monsieur le Président de l’Assemblée populaire communale d’Oran

Monsieur l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne,

Monsieur le Consul Général de France,

Monseigneur et Messieurs les représentants des Cultes,

Messieurs les officiers supérieurs et attachés de Défense,

Mesdames et Messieurs les Conseillers consulaires et présidents d’associations,

Messieurs les anciens combattants,

Mesdames, Messieurs,

 

 

 

 

C’est un honneur pour moi d’être avec vous aujourd’hui, dans cette nécropole nationale française du Petit-Lac, pour commémorer ensemble, en ce vendredi 11 novembre 2016,le 98ème anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 qui mit un terme à la Première guerre mondiale. Je suis heureux d’avoir décidé, fin 2014, de renouer avec la tradition établie avant la décennie noire en Algérie, pour commémorer à Oran, dans ce cimetière du Petit Lac, le 11 novembre.

Il y a deux ans nous étions ici, M. le Wali, côte à côte, et l’an dernier j’avais souhaité me rendre à Constantine afin de procéder à cette commémoration au pied du Monument aux Morts, magnifiquement restauré par l’Algérie, pour marquer que nous nous souvenons ensemble des souffrances de cette Première guerre mondiale. J’étais il y a deux ans, et l’an dernier à Constantine, avec les autorités algériennes naturellement, mais aussi avec mon collègue allemand d’alors, Götz Lingenthal, et je suis heureux aujourd’hui de la présence de mon nouveau collègue Michael Zenner,car cette cérémonie est celle de la paix retrouvée, de la mémoire et de la réconciliation.

Souvenons-nous. Le 11 novembre 1916, il y a cent ans, la France, l’Allemagne, l’Europe et une partie du monde sont engagés depuis plus de deux années dans une guerre d’une ampleur et d’une intensité inconnues jusqu’à lors.

Plus de 60 millions de soldats y prirent part, 10 millions périrent et 20 millions furent blessés. Ces victimes vont laisser derrière elles un terrible cortège de 3 millions de veuves et de 6 millions d’orphelins. Au-delà des saignées démographiques profondes et des dévastations considérables, dans les villes comme dans les campagnes, c’est l’ensemble de l’équilibre mondial qui en est sorti bouleversé, au détriment d’une Europe lourdement  marquée et promise à de nouveaux tourments.

Au cours de l’année 1916, il y a 100 ans, la France va connaitre deux batailles d’envergure qui marqueront à jamais ses paysages, sa population, son histoire aussi. A Verdun, symbole en soi de la sauvagerie de cette guerre, où les pertes françaises et allemandes s’élèveront à 700 000. Dans la Somme, où un million de combattants perdirent la vie. Mesurons l’ampleur de ces chiffres.

Souvenons-nous et honorons ceux qui se sont sacrifiés pour nous.

En cette journée de commémoration, j’ai une pensée reconnaissante, émue, forte, pour tous les anciens combattants de cette grande guerre, venus de tous les continents : d’Europe bien sûr mais aussi d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, d’Amérique, et précipités dans une tragédie mondiale. Nous les appelons les anciens combattants, mais souvenons-nous. Il s’agissait d’hommes jeunes, pleins de projets et de rêves, avec une vie à construire. Inclinons nous devant leur sacrifice et devant leur mémoire. Et je souhaite ici à Oran, devant les autorités algériennes et les anciens combattants, souligner la reconnaissance éternelle de la France aux 175 000 soldats originaires d’Algérie qui prirent part à ce conflit. Soldats, sous-officiers, officiers, ils combattirent aux côtés de leurs frères d’armes. 26 000 d’entre eux furent tués. Ils écrivaient une page de l’histoire de la France et de l’Algérie qui, aujourd’hui encore, nous oblige. Ces liens de sang confèrent à nos relations un caractère égal à nul autre.

Tirailleurs, spahis, zouaves algériens, ils furent de tous les combats jusqu’au front d’Orient. Ces combattants venus d’Algérie s’illustrèrent également lors de la bataille de Verdun : le Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants Jean-Marc Todeschini leur a rendu hommage le 24 octobre dernier au cimetière de Douaumont à l’occasion du centenaire. Leur bravoure et leur esprit de sacrifice imposent un profond respect.

Mais, un peu plus de vingt ans après cette grande guerre que chacun espérait être  «  la DER des DER », le monde plongeait dans un nouveau conflit durant lequel la barbarie et l’inhumanité nazie s’installèrent au cœur même de l’Europe. Dans ce combat vital, l’Algérie joua un rôle fondamental dans la libération de la France et de l’Europe. Les soldats algériens s’illustrèrent au cours de multiples campagnes et contribuèrent à la libération de nos territoires. Notre profonde gratitude va à cette deuxième génération du feu dont certains vétérans sont aujourd’hui présents.

Messieurs les anciens combattants, nous vous devons la liberté et la paix. Je veux vous dire que nous n’oublions pas et que nous n’oublierons pas votre courage et votre sacrifice.J’aurai l’honneur de vous témoigner notre reconnaissance indéfectible, en décorant deux d’entre vous de la plus haute distinction française, la Légion d’Honneur, lors de la cérémonie qui se dérouleraen fin de matinée au Consulat général de France.

 

Souvenons-nous.

En ce jour mémoire, je suis fier d’être au côté de l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne. Cher collègue, votre présence aujourd’hui mepermet de souligner à quel point nous avons raison de croire en l’avenir. Mesurons ensemble le chemin parcouru par nos deux  pays depuis le 20ème siècle,  pendant lequel nous nous sommes affrontés si durement. Nous avons connu les conflits armés, les rancunes tenaces, les massacres et la barbarie nazie.

Mais aujourd’hui il n’y a pas d’amis et des partenaires plus proches que la France et l’Allemagne. Bien sûr, ce chemin n’a pas été simple, et je veux rendre hommage à l’action des visionnaires et grands hommes d’Étatque furent le chancelier ADENAUER et le Général de GAULLE, signataires du traité de l’Elysée le 22 janvier 1963. Ce parcours a été marqué par des moments symboliques dont il faut également nous souvenir : ce fut la célèbre poignée de main entre le Chancelier Helmut KOHL et le Président François MITTERRAND en 1984 à l’ossuaire de Douaumont. Plus récemment, en 2014, dans la ville martyr d’Oradour sur Glane, le Président  François HOLLANDE déclarait devant son homologue Joachim GAUCK «  qu’il est de la responsabilité de chacun de défendre cette réconciliation franco-allemande ». La cérémonie commémorative franco-allemande du centenaire de la bataille de Verdun, le 29 mai dernier, a témoigné des liens devenus indéfectibles entre les peuples et en particulier les jeunesses, de deux nations autrefois rivales.

L’histoire de nos deux pays, cher Michael, prouve combien la volonté politique et mutuelle peut toujours triompher de la fatalité. Nos deux peuples, ennemis héréditaires par le passé ont su se retrouver pour construire un avenir commun au sein de l’Europe et il n’est pas aujourd’hui d’autres Nations que la France et l’Allemagne qui soient animées par une volonté aussi puissante de poursuivre l’intégration européenne et la construction d’un avenir commun meilleur.

Dans le monde tourmenté et qui se replie sur lui-même, qui nous entoure, à ceux qui désespèrent de voir aboutir des processus de paix, la réconciliation franco-allemande doit redonner l’espoir de lendemains meilleurs.

Car se réconcilier, ce n’est pas oublier, au contraire. Se réconcilier, c’est reconnaître et regarder avec lucidité le passé pour mieux se tourner vers l’avenir. Pour la France et l’Algérie, se souvenir, c’est également souligner cette histoire à la fois riche et douloureuse que nous avons en partage.

 

Ce devoir de mémoire s’est exprimé le 14 juillet 2014 lors du défilé international sur les Champs Elysées où, pour la première fois, le drapeau algérien et sa garde furent présents pour marquer le centième anniversaire du déclenchement de la Première guerre mondiale. Dans le message de félicitations qu’il adressa alors à l’occasion de notre Fête Nationale au Président de la République française, le Président Bouteflika soulignait, je le cite : « en décidant de rendre hommage aux milliers de victimes algériennes de la première guerre mondiale, à l’occasion de ces célébrations du 14 juillet 2014, vous avez su Monsieur le Président, reconnaitre les sacrifices du peuple algérien et son attachement aux idéaux de liberté qui lui ont permis de recouvrer chèrement son indépendance et sa souveraineté, et de participer au recouvrement de la liberté du peuple français…cette reconnaissance des sacrifices du peuple algérien nous conforte dans notre élan partagé de construire entre nos deux pays , un partenariat d’exception qui répond à nos intérêts mutuels et aux attentes de nos deux peuples. »

Monsieur le Wali, Monsieur le Maire, chers amis algériens,

Méditons sur le message du Président de la République algérienne. Méditons le sens de votre présence à cette cérémonie et la manière dont nous sommes ensemble, réunis dans un hommage commun aux morts de la Grande guerre, quel que soit leur origine, leur pays, leur religion, leur nationalité, leur sensibilité. Laissez-moi vous exprimer ma reconnaissance, Monsieur le Wali, ainsi qu’à tous les élus et autorités algériennes ici présents, pour votre présence à nos côtés. Cette présence donne un sens supplémentaire à cette cérémonie, 100 ans après les boucheries de 1916, 72 ans après le Débarquement du 6 juin 1944 qui annonçait la fin de la Deuxième guerre mondiale, mais aussi 62 ans après le 1er novembre 1954 et le déclenchement de votre guerre d’Indépendance. Cette cérémonie s’intègre parfaitement dans ce partenariat d’exception que nos deux Présidents de la République, mais aussi nos peuples et d’abord notre jeunesse, appellent de leurs vœux.

Souvenons-nous et transmettons.

Et quel plus bel exemple que la présence parmi nous d’élèves oranais, venus eux aussi rendre hommage à leurs anciens, et se plonger dans l’histoire. Car l’histoire c’est bien plus qu’une matière scolaire.« Savoir c’est se souvenir » disait ARISTOTE. Avec la transmission des mémoires, nos jeunes générations qui seront au service de leur pays respectifs, sauront tirer les enseignements d’un passé qu’ils doivent apprendre et ne pas oublier.

La mobilisation des communautés éducatives autour des enjeux commémoratifs est indispensable. Les enseignants et les élèves qui s’impliquent dans des projets pédagogiques s’avèrent de véritables passeurs de mémoire comme en témoigne l’exposition « l’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vie » inaugurée hier soir à l’Institut Français d’Oran ; une exposition remarquable, centrée sur l’humain et réalisée avec succès par les élèves du lycée international Alexandre Dumas d’Alger.

Alors ce matin, parce que vous êtes présents, Messieurs les Anciens combattants, acteurs directs de cette épopée que fut la Seconde Guerre mondiale, et en étant à nos côtés aujourd’hui, vous donnez à cette cérémonie de la chair, de la vie, un supplément d’âme, un témoignage et une sagesse. Je souhaite en conclusion de nouveau, au nom de la France, vous exprimer notre connaissance éternelle et notre gratitude.

Chacune et chacun d’entre nous aujourd’hui présents ne serait sans doute pas là ce matin, et peut être sans doute pas sur cette terre, sans votre sacrifice et celui de tous vos camarades tombés au champ d’honneur.

Je vous remercie.

VIVE L’ALGÉRIE !

VIVE L’ALLEMAGNE!

VIVE LA FRANCE !

VIVE L’AMITIE FRANCO ALGERIENNE !

VIVE L’AMITIE FRANCO ALLEMANDE !

Inauguration de l’exposition « l’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vies » à l’Institut Français d’Oran.

Le 10 novembre 2016, l’Ambassadeur de France en Algérie a inauguré l’exposition « L’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vies », réalisée par les élèves du Lycée International Alexandre Dumas d’Alger avec le soutien du Service des anciens combattants et victimes de guerre près l’Ambassade de France. Cette inauguration a été précédée d’une conférence du docteur Moumen et l’exposition a été enrichie par un prêt exceptionnel de Monsieur Meski, collectionneur et écrivain algérien.

 L

Intervention de M. Bernard EMIÉ

Ambassadeur,

Haut Représentant de la République Française en Algérie

à l’occasion de l’inauguration de l’exposition

« l’Algérie et la Grande Guerre – «éclats de vie»

——-

Institut français d’Oran, jeudi 10 novembre 2016 – 19h15

 

Monsieur le Wali,

Monsieur le Président de l’Assemblée Populaire Communale,

Monsieur le Consul général de France,

Monsieur l’attaché de défense,

Monsieur le Directeur de l’Institut français,

Mesdames et Messieurs les conseillers consulaires,

Monseigneur,

Mesdames et Messieurs  les chefs d’entreprises,

Mesdames, Messieurs.

 

C’est un honneur pour moi que d’inaugurer ce soir à Oran, en cette veille de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, l’exposition « l’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vies » à l’Institut Français.

Après la conférence particulièrement intéressante et illustrée que vient de nous présenter le Professeur Abderahmen Moumen, cette belle exposition vient rappeler le lourd tribut payé par les milliers de soldats venus d’Algérie, mais également leurs conditions de vie, leurs faits d’arme, ainsi que l’effort économique et financier fourni par l’Algérie, avec l’apport de dizaines de milliers de travailleurs algériens.

Cette conférence et cette exposition nous permettent de savoir un peu plus sur cette page d’histoire commune, et sur le destin de ces hommes partis d’Algérie défendre les valeurs de la France. Elles résultent d’une démarche à la fois mémorielle, pédagogique et historienne.

Ce travail a en effet été réalisé au sein d’ateliers d’écriture par des élèves du lycée international Alexandre Dumas d’Alger, encadrés par une équipe pluridisciplinaire d’enseignants. A partir de documents iconographiques authentiques et d’enquêtes personnelles, ces jeunes ont livré leurs impressions et émotions sur les lieux, les événements ainsi que sur le destin de ces dizaines de milliers d’hommes dont la vie fut bouleversée à jamais.

Cette exposition est donc un véritable travail d’historien. Elle est en effet le fruit d’une investigation précise, et illustre avec justesse ces faits historiques et sociaux. Elle  comporte 30 compositions graphiques et s’articule autour de 8 thématiques telles que « l’entrée en guerre », « le recrutement », « vivre et survivre au front »…. qui rappellent autant de tranches de vie, d’éclats de vie au milieu du déluge de feu et des souffrances endurées dans les tranchées et sur les champs de bataille.

Je remercie également Monsieur Meski, ici présent, qui a bien voulu que l’on présente une partie de la collection dédiée à son grand père, Benchabane Tahar ; ces documents trouvent toute leur place dans cette exposition présentée par l’Institut. Cette démarche, unique à ma connaissance, de reconstitution d’un parcours de vie d’un ancien combattant algérien incarne sans aucun doute tous ces « héros anonymes » qui participèrent aux combats pour la liberté.

Car cette exposition s’inscrit également dans le cadre de notre devoir de mémoire.

Souvenons-nous de ces hommes qui furent si jeunes précipités dans la tourmente de la guerre. N’oublions jamais que sur 175 000 d’entre eux, quel que soit leur statut, leur grade ou confession, près de 26 000 périrent sur les champs de bataille. Ils prirent une part déterminante à ce conflit, aux côtés des soldats venus de toute la France.

Il y a 100 ans, en 1916, tirailleurs, spahis et zouaves algériens furent engagés dans des batailles emblématiques comme celles de la Somme ou de Verdun. Comme je le rappellerai demain, en présence des autorités algériennes et de mon collègue l’Ambassadeur d’Allemagne, nous nous inclinons devant la mémoire de ces soldats qui ont donné leur vie pour notre liberté. Des vétérans de la Seconde guerre mondiale seront présents demain parmi nous.

Et c’est un symbole très fort qu’elle ait été réalisée par de jeunes lycéens, notamment grâce au recueil de nombreux témoignages auprès d’anciens combattants. Le lien générationnel ainsi créé est essentiel pour transmettre les valeurs et le souvenir. Je tiens d’ailleurs à préciser que les élèves du LIAD ont également participé à l’écriture d’un très bel ouvrage édité en français et arabe, ouvrage qui leur a valu les félicitations du Président Hollande. Ces projets ambitieux ont participé à la nécessaire valorisation d’une mémoire souvent oubliée car de plus en plus lointaine au fil du temps.

L’inauguration de cette exposition me permet de retrouver Oran, son dynamique Institut français, et d’installer son nouveau directeur, Monsieur Alain Ramette, à qui je souhaite un grand succès dans sa mission, auprès du Consul général, dans cette grande circonscription de l’ouest de l’Algérie. Après Béatrice Bertrand, à qui je souhaite rendre hommage pour la qualité de son travail, je sais que vous allez très bien réussir. La demande culturelle est forte et nous devons faire en sorte que notre Institut rayonne partout et au-delà d’Oran dans toutes les Wilayas de la circonscription. Car notre relation avec l’Algérie intègre naturellement le souvenir, la réconciliation, la transmission, dimensions majeures de notre partenariat d’exception que nos deux Présidents de la République ont décidé.

Cette exposition, que nous avons présentée au Président Hollande lors de sa visite d’amitié et de travail à Alger en juin 2015, et qui a également été présentée l’an dernier pour le 11 novembre à Constantine, va maintenant, après Oran, voyager. L’Office National des Anciens combattants et des victimes de guerre prépare sa diffusion au sein de nombreux établissements d’enseignement, dans un périple qui la conduira de Verdun à Marseille tout au long de l’année 2017. Alors, comme aujourd’hui en Algérie, demain en France cette diffusion permettra de sensibiliser le maximum de citoyens dont les jeunes de nos deux pays, au destin de ces hommes qui partirent si loin de chez eux défendre les valeurs de la France et rendre toute sa liberté à notre pays.

Mesdames et Messieurs, c’est ainsi que nous pourrons construire notre avenir et notre avenir en commun, et c’est pourquoi dans cette dynamique très forte de nos relations, je suis heureux que nous puissions ce soir présenter au grand public d’Oran cette remarquable exposition.

Je vous remercie.

Cérémonie à Alger à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918

Le 11 novembre 2016, le Service chargé des anciens combattants et victimes de guerre à Alger a organisé, sous la conduite du Ministre conseiller et de la mission de défense de l’Ambassade de France, une cérémonie à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, en présence du Consul Général de France. Cette cérémonie a rassemblé autour des anciens combattants, veuves et pupilles, des représentants des autorités civiles et militaires algériennes, les conseillers consulaires et présidents d’associations représentatives de la communauté française, des élèves du Lycée international Alexandre Dumas et leur professeur ainsi que les familles du service.
 

 

Commémoration de la Victoire et de la Paix

Hommage à tous les Morts pour la France

Message du secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense,

Chargé des anciens combattants et de la mémoire

11 novembre 2016

Le 11 novembre 1918 annonçait la fin des combats que personne

n’osait plus espérer. Cette date mettait fin au long cortège de morts, de

blessés, de mutilés, de traumatisés, de veuves et d’orphelins qui

accompagnait la Grande Guerre depuis plus de quatre ans.

Le Centenaire du premier conflit mondial est l’occasion pour les

Françaises et les Français, qu’ils soient dans l’hexagone ou à l’étranger,

de commémorer cette journée avec une émotion particulière, tant cette

histoire est liée pour chacune et chacun d’entre nous à une histoire familiale.

 

Commémorer le 11 novembre, c’est répondre à la nécessité du souvenir, de

l’hommage aux morts et de l’expression de notre reconnaissance.

L’année mémorielle 2017 en sera une nouvelle occasion alors que nous

nous apprêtons à commémorer l’offensive du Chemin des Dames, à

témoigner notre amitié aux Etats-Unis, entrés en

Guerre le 6 avril 1917, et aux Canadiens qui se sont illustrés dans la

prise de Vimy le 9 avril de cette même année.

 

Commémorer le 11 novembre, c’est aussi comprendre les droits des anciens

combattants hérités de cette guerre et l’indispensable structure d’aide, de

soutien et d’accompagnement.

Créé dans l’urgence des combat en 1916, L’Office national des mutilés et

réformés qui deviendra l’Office national des anciens combattants et victimes

de guerre et dont nous célébrons le centenaire cette année, remplit toujours,

un siècle plus tard , ses missions historiques de reconnaissance, de

solidarité et de réparation au profit de toutes les génération du feu.

 

N’oublions pas les 175 000 soldats venu d’Algérie qui participèrent à la

première Guerre mondiale et dont 26 000 ne sont jamais revenus sur leur

terre natale.

Souvenons-nous des 150 000 soldats algériens engagés dans le deuxième

conflit mondial et qui furent présents dans toutes les campagnes de guerre,

de la Tunisie à l’Italie, et qui continuèrent  les combats en Provence, dans les Vosges et libérèrent  l’Alsace.

 

Alors qu’en-ce moment, notre Ambassadeur de France en Algérie  préside une cérémonie internationale du souvenir à Oran en présence du Wali et de l’Ambassadeur d’Allemagne, une cérémonie placée sous le signe de la paix et de la réconciliation entre les peuples, veillons à ce qu’aucun  de nos enfants n’ignore cette histoire partagée en poursuivant l’indispensable travail de mémoire.

 

 

 

Centenaire de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Le 6 novembre 2016, le Service chargé des anciens combattants et victimes de guerre à Alger, a organisé une manifestation commémorative consacrée au centenaire de l’ONACVG, qui a rassemblée autour des anciens combattants, veuves et pupilles, des élèves du Lycée international Alexandre Dumas et leur professeur, la communauté française dans toute sa diversité ainsi que de nombreux partenaires du Service. Cet évènement a été l’occasion de célébrer le lancement de la campagne du Bleuet de France et de remettre la médaille de l’Ordre national de la Légion d’honneur à des anciens combattants

Intervention de M. Bernard EMIÉ

Ambassadeur,

Haut Représentant de la République Française en Algérie

à l’occasion de l’inauguration de l’exposition

« l’Algérie et la Grande Guerre – «éclats de vie»

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Institut français d’Oran, jeudi 10 novembre 2016 – 19h15

Monsieur le Wali,

Monsieur le Président de l’Assemblée Populaire Communale,

Monsieur le Consul général de France,

Monsieur l’attaché de défense,

Monsieur le Directeur de l’Institut français,

Mesdames et Messieurs les conseillers consulaires,

Monseigneur,

Mesdames et Messieurs  les chefs d’entreprises,

Mesdames, Messieurs.

 

C’est un honneur pour moi que d’inaugurer ce soir à Oran, en cette veille de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, l’exposition « l’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vies » à l’Institut Français.

Après la conférence particulièrement intéressante et illustrée que vient de nous présenter le Professeur Abderahmen Moumen, cette belle exposition vient rappeler le lourd tribut payé par les milliers de soldats venus d’Algérie, mais également leurs conditions de vie, leurs faits d’arme, ainsi que l’effort économique et financier fourni par l’Algérie, avec l’apport de dizaines de milliers de travailleurs algériens.

Cette conférence et cette exposition nous permettent de savoir un peu plus sur cette page d’histoire commune, et sur le destin de ces hommes partis d’Algérie défendre les valeurs de la France. Elles résultent d’une démarche à la fois mémorielle, pédagogique et historienne.

Ce travail a en effet été réalisé au sein d’ateliers d’écriture par des élèves du lycée international Alexandre Dumas d’Alger, encadrés par une équipe pluridisciplinaire d’enseignants. A partir de documents iconographiques authentiques et d’enquêtes personnelles, ces jeunes ont livré leurs impressions et émotions sur les lieux, les événements ainsi que sur le destin de ces dizaines de milliers d’hommes dont la vie fut bouleversée à jamais.

Cette exposition est donc un véritable travail d’historien. Elle est en effet le fruit d’une investigation précise, et illustre avec justesse ces faits historiques et sociaux. Elle  comporte 30 compositions graphiques et s’articule autour de 8 thématiques telles que « l’entrée en guerre », « le recrutement », « vivre et survivre au front »…. qui rappellent autant de tranches de vie, d’éclats de vie au milieu du déluge de feu et des souffrances endurées dans les tranchées et sur les champs de bataille.

Je remercie également Monsieur Meski, ici présent, qui a bien voulu que l’on présente une partie de la collection dédiée à son grand père, Benchabane Tahar ; ces documents trouvent toute leur place dans cette exposition présentée par l’Institut. Cette démarche, unique à ma connaissance, de reconstitution d’un parcours de vie d’un ancien combattant algérien incarne sans aucun doute tous ces « héros anonymes » qui participèrent aux combats pour la liberté.

Car cette exposition s’inscrit également dans le cadre de notre devoir de mémoire.

Souvenons-nous de ces hommes qui furent si jeunes précipités dans la tourmente de la guerre. N’oublions jamais que sur 175 000 d’entre eux, quel que soit leur statut, leur grade ou confession, près de 26 000 périrent sur les champs de bataille. Ils prirent une part déterminante à ce conflit, aux côtés des soldats venus de toute la France.

Il y a 100 ans, en 1916, tirailleurs, spahis et zouaves algériens furent engagés dans des batailles emblématiques comme celles de la Somme ou de Verdun. Comme je le rappellerai demain, en présence des autorités algériennes et de mon collègue l’Ambassadeur d’Allemagne, nous nous inclinons devant la mémoire de ces soldats qui ont donné leur vie pour notre liberté. Des vétérans de la Seconde guerre mondiale seront présents demain parmi nous.

Et c’est un symbole très fort qu’elle ait été réalisée par de jeunes lycéens, notamment grâce au recueil de nombreux témoignages auprès d’anciens combattants. Le lien générationnel ainsi créé est essentiel pour transmettre les valeurs et le souvenir. Je tiens d’ailleurs à préciser que les élèves du LIAD ont également participé à l’écriture d’un très bel ouvrage édité en français et arabe, ouvrage qui leur a valu les félicitations du Président Hollande. Ces projets ambitieux ont participé à la nécessaire valorisation d’une mémoire souvent oubliée car de plus en plus lointaine au fil du temps.

L’inauguration de cette exposition me permet de retrouver Oran, son dynamique Institut français, et d’installer son nouveau directeur, Monsieur Alain Ramette, à qui je souhaite un grand succès dans sa mission, auprès du Consul général, dans cette grande circonscription de l’ouest de l’Algérie. Après Béatrice Bertrand, à qui je souhaite rendre hommage pour la qualité de son travail, je sais que vous allez très bien réussir. La demande culturelle est forte et nous devons faire en sorte que notre Institut rayonne partout et au-delà d’Oran dans toutes les Wilayas de la circonscription. Car notre relation avec l’Algérie intègre naturellement le souvenir, la réconciliation, la transmission, dimensions majeures de notre partenariat d’exception que nos deux Présidents de la République ont décidé.

Cette exposition, que nous avons présentée au Président Hollande lors de sa visite d’amitié et de travail à Alger en juin 2015, et qui a également été présentée l’an dernier pour le 11 novembre à Constantine, va maintenant, après Oran, voyager. L’Office National des Anciens combattants et des victimes de guerre prépare sa diffusion au sein de nombreux établissements d’enseignement, dans un périple qui la conduira de Verdun à Marseille tout au long de l’année 2017. Alors, comme aujourd’hui en Algérie, demain en France cette diffusion permettra de sensibiliser le maximum de citoyens dont les jeunes de nos deux pays, au destin de ces hommes qui partirent si loin de chez eux défendre les valeurs de la France et rendre toute sa liberté à notre pays.

Mesdames et Messieurs, c’est ainsi que nous pourrons construire notre avenir et notre avenir en commun, et c’est pourquoi dans cette dynamique très forte de nos relations, je suis heureux que nous puissions ce soir présenter au grand public d’Oran cette remarquable exposition.

Je vous remercie.

06-11-2016

 

 

M. Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, a effectué une visite en Algérie les 19 et 20 avril 2015.

Ce déplacement, qui s’est déroulé quelques jours avant le soixante-dixième anniversaire du 8 mai 1945, a donné lieu au premier geste mémoriel effectué devant la stèle de Saal Bouzid par un membre du gouvernement français s’étant déplacé spécialement à Sétif à cet effet.

Durant sa visite en Algérie, M. Todeschini a été reçu par les autorités algériennes. Il a effectué une visite au cimetière marin de Mers-el-Kébir et au cimetière militaire français du Petit-Lac d’Oran. Il a visité le service des anciens combattants et victimes de guerre d’Alger situé au Télémly, et a déposé une gerbe au cimetière de Bologhine. Il a eu aussi un échange avec un groupe d’élèves du lycée international Alexandre Dumas qui a réalisé un projet pédagogique sur l’« Algérie dans la Grande Guerre ».

M. Todeschini a remis par ailleurs les insignes de la Légion d’Honneur à cinq vétérans algériens de la seconde guerre mondiale. Cette cérémonie, a été précédée d’un discours, lundi 20 avril à 18H à la Résidence de l’Ambassadeur de France.

SETIF
MERS EL KEBIR ORAN – Nécropole du Petit Lac ORAN – Nécropole du Petit Lac
ORAN – Nécropole du Petit Lac ORAN – signature du Livre d’or ORAN ALGER – Cimetière Chrétien de Bologhine
 
ALGER – Cimetière Chrétien de Bologhine ALGER – Cimetière Chrétien de Bologhine Récipiendaires de la Légion d’Honneur Cérémonie de remise de la Légion d’Honneur

Discours de Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense,
Chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire
(Résidence « Les Oliviers » d’Alger, lundi 20 avril 2015)

Monsieur le Ministre,
Monsieur le Wali,
Monsieur l’Ambassadeur,
Mesdames, Messieurs les représentants des Français de l’étranger,
Messieurs les anciens combattants qui nous faites l’honneur de votre présence,
Mesdames, Messieurs, chers compatriotes,

C’est dans un lieu chargé d’histoire que je vous parle aujourd’hui. Car c’est ici que vivait il y a 70 ans le Général de Gaulle et sa famille, lorsque le Comité Français de Libération Nationale siégeait à Alger. Je vous remercie, M. l’Ambassadeur, de me permettre d’évoquer ici ce souvenir.

Tout dans cette Résidence, et tant de choses à Alger, une des rares villes étrangères décorées de la légion d’honneur, témoignent des liens singuliers qui existent entre la France et l’Algérie et qui abritera ensuite la première réunion de l’assemblée nationale constituante de l’Algérie indépendante.

C’est au nom de ces liens que depuis hier je suis en Algérie.

D’abord à Sétif où je me suis recueilli devant le mausolée de Saal Bouzid, première victime algérienne du massacre du 8 mai 1945. Et j’ai tenu à ce que ce soit mon premier geste sur cette terre d’Algérie. Un geste sans précédent pour un membre du gouvernement français. C’est un geste d’apaisement et d’amitié que nous avons voulu accomplir en direction de nos amis algériens. Et je suis heureux que ce geste ait été compris.

Ensuite dans nos nécropoles de Mers El Kebir et du Petit Lac, à Oran, où reposent plus de 11000 de nos soldats ou marins tombés en Algérie, au service de la France, pour leur rendre l’hommage que la Nation leur doit. Hommage qui s’adressait aussi à nos compatriotes victimes des débordements tragiques qui ont eu lieu à Oran le 5 juillet 1962.

Enfin ici, à Alger, où les rues et les places nous racontent cette histoire que nous avons en partage. Au cimetière de Bologhine et au conseil de la Nation qui abrita, à compter du 3 novembre 1943, le siège de l’Assemblée Consultative Provisoire du Comité Français de Libération Nationale.

En venant en Algérie, je suis d’abord venu rappeler ce que furent les sacrifices de tous les soldats algériens qui ont combattu sous le drapeau français.

Alors que le centenaire de la Grande Guerre va bientôt entrer dans sa deuxième année, j’ai une pensée pour les 175 000 soldats d’Algérie qui ont participé à la Première Guerre mondiale, fraternellement confondus avec les millions de soldats venus de toutes les provinces de France. Au total, 26 000 tués et disparus ne rentreront jamais en Algérie.

Les unités de tirailleurs et de spahis algériens s’engagent dans la Bataille de la Marne dès le mois d’août 1914. Entre 1915 et 1918, ils participent à tous les grands combats, de l’offensive de Champagne à la Bataille de la Somme. Ils tombent à Verdun, ils tombent sur le chemin des Dames. Autant de lieux consacrés par le sacrifice commun.

Ces soldats d’Algérie, qui étaient-ils ? Ils étaient de toute confession. Il s’appelait Mohamed Baali, né à Alger, mort à Verdun le 2 mai 1915 ; Mokhtar Halili, né à Ouled Benabbou, mort sur le chemin des Dames le 17 avril 1917 ; Paul Béraud, né à Constantine et mort le 11 août 1918 dans la Somme.

A la fin de la guerre, les unités de tirailleurs figurent parmi les plus décorées de l’armée française. Le président de la République l’a rappelé dans son hommage aux soldats musulmans morts pour la France à la mosquée de Paris le 18 février 2014. Cette grande mosquée de Paris qui fut construite il y a 90 ans, en hommage au rôle des soldats musulmans durant la Première Guerre mondiale, et les Algériens furent parmi les plus nombreux.

C’est pour honorer leur souvenir que le drapeau algérien et sa garde ont défilé pour la première fois sur les Champs-Elysées à l’occasion du 14 juillet. C’était pour la France un devoir en même temps qu’une fierté.

Cette fraternité d’armes franco-algérienne, elle fut de nouveau éprouvée 20 ans plus tard par l’engagement des soldats d’Algérie dans la Seconde Guerre mondiale.

150 000 participent à cette guerre. Beaucoup sont tombés lors de la campagne de France, dans la poussière des collines de Monte Cassino ou encore sur le sable des plages du débarquement de Provence d’août 1944, et le président de la République leur a rendu hommage le 15 août dernier, en présence du Premier Ministre Abdelmalek Sellal.

Je pense à cet instant à Abdelkader Behih, Ali Belkadi et Alloua Makrane qui ont participé à la libération du Sud de la France en août 1944 et à qui la Légion d’honneur a alors été remise par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Je ne peux m’adresser à vous sans rappeler qu’Alger fut aussi, avec Londres, la capitale de la France Libre.

Celle-là même d’où le général de Gaulle, à l’occasion du 3e anniversaire de l’appel du 18 juin, prononce ces quelques mots : « Combien il est réconfortant pour des hommes qui, comme nous, sont engagés dans de dures épreuves, de se trouver ensemble, coude à coude, l’esprit fixé sur une même pensée, le cœur battant de la même ardeur ! On parlait d’union ? L’union, la voilà ! »

Cette union, ces cinq anciens combattants algériens à qui je m’apprête à remettre la Légion d’honneur l’ont magnifiquement incarnée.

Ils représentent aujourd’hui ces liens profonds qui unissent et uniront toujours nos deux peuples. A travers cet hommage, j’ai aussi voulu saluer tous les soldats d’Afrique du Nord et des anciennes colonies venus rendre à la France son honneur et sa fierté, et à l’Europe sa liberté.

Mesdames et messieurs, nous commémorerons dans quelques jours à Paris, mais aussi partout en France et en Europe, le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale qui vit le triomphe de nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Le 8 mai 1945, la République célébrait la victoire totale contre le nazisme. La France acclamait ses libérateurs en héros et célébrait la paix enfin retrouvée.

Au même moment, pourtant, ici en Algérie, la France manquait aux idéaux qui n’avaient cessé de l’animer.

Ecoutons les mots que le président de la République a employés en décembre 2012 : « les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata demeurent ancrés dans la conscience des Algériens, mais aussi des Français. Parce qu’à Sétif, le 8 mai 1945, le jour même où le monde triomphait de la barbarie, la France manquait à ses valeurs universelles ».

Après vos prédécesseurs, monsieur l’Ambassadeur, qui l’ont fait en février 2005 à Sétif et en avril 2008 à Guelma, je suis venu traduire par le geste l’hommage que la Nation française doit aux victimes de ces journées terribles : aux milliers de morts algériens de Sétif, Guelma et Kherrata, ainsi qu’aux dizaines de victimes européennes.

Ce déchaînement meurtrier annonçait les déchirements et les drames d’une guerre qui a longtemps tu son nom. Entre 1954 et 1962, un affrontement épouvantable allait faire en Algérie de trop nombreuses victimes, à la fois civiles et militaires.

Ces pages noires font aussi partie de notre histoire ; elles nous obligent à la lucidité sans laquelle il n’y a pas d’avenir commun possible.

Nous le devons à nos enfants, aux jeunes générations qui continueront de bâtir à notre suite un destin fraternel pour la France et l’Algérie.

C’est ce que nous faisons en progressant, côte à côte, sur des sujets essentiels au sein du Comité Intergouvernemental de Haut Niveau. Parmi ces sujets, la question des disparus de la guerre d’Algérie me tient tout particulièrement à cœur.

Ensuite en valorisant notre mémoire de pierre. Tous les plus hauts lieux de notre mémoire nationale, mais aussi souvent dans toutes les villes et villages de France, le nom de nos rues et de nos places, portent la trace et la mémoire de cette histoire militaire commune.

Ainsi en est-il du mémorial aux soldats musulmans de la nécropole de Verdun. Ainsi en est-il encore du mémorial du débarquement de Provence, au mont Faron dont le président de la République a demandé la rénovation pour mieux rappeler le rôle de ces soldats venus d’Algérie et du reste de l’Afrique – mais aussi des territoires français du Pacifique et d’Amérique – pour nous libérer.

Je veux souligner les efforts menés par le ministère français de la défense, en étroite coopération avec les autorités algériennes, pour l’entretien et la rénovation de nos nécropoles militaires en Algérie. Je tiens également à saluer le programme de restauration des cimetières lancé en 2006 par la Wilaya d’Alger qui bénéficia au cimetière de Bologhine.

Enfin c’est aussi ce passé commun que nous honorons en luttant côte à côte, avec force et détermination, contre la menace terroriste.

« Sommes-nous capables d’écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire ? » s’était interrogé le président de la République à Alger en décembre 2012. C’est un défi de chaque instant.

Mesdames et messieurs, cette cérémonie est une nouvelle occasion d’affirmer la force de l’amitié franco-algérienne.

Cette amitié est celle qu’incarne cette mer Méditerranée, qui n’est pas une frontière ni une fracture, mais un trait d’union entre nos deux pays, une matrice commune.

Cette amitié est celle que je ressens quand je me déplace ici, en Algérie. Ces valeurs que nos peuples ont défendues par les armes à Verdun, à Monte Cassino et sur les plages de Provence, elles animent toujours nos cœurs aujourd’hui et elles nous engagent à poursuivre inlassablement la lutte contre tous les fanatismes, les totalitarismes, le terrorisme. Ces valeurs constituent notre horizon.

Et je ne peux parler d’avenir sans saluer la proviseure et les représentants du lycée international Alexandre Dumas. J’ai pu constater cet après-midi la qualité du travail fait par l’équipe pédagogique de cet établissement.

Je ne manquerai pas de remettre au président de la République, dès mon retour en France, le premier exemplaire du livre que les élèves ont rédigé et qui conforte, dans notre mémoire nationale, la place de l’histoire de l’engagement algérien dans les deux guerres mondiales.

C’est pour moi un enjeu essentiel : faire connaître cette histoire au plus grand nombre pour que les plus jeunes d’entre nous, d’où qu’ils viennent, s’approprient ce qui les lie personnellement à cette histoire qui est la nôtre, et donc qui est la leur. Histoire qui doit être mieux connue aussi ici en Algérie comme l’a rappelé le Président Bouteflika le 14 juillet dernier lorsqu’il a déclaré – je le cite – que ce sont les mêmes « sacrifices du peuple algérien et son attachement aux idéaux de liberté …[qui] lui ont permis de recouvrer chèrement son indépendance et sa souveraineté et de participer au recouvrement de la liberté du peuple français ».

Oui, l’histoire de nos deux nations est riche, c’est une histoire de rencontres, d’influences, de dialogue, d’affrontements également mais il faut savoir les surmonter, et c’est tout l’enjeu de la mémoire : elle ne doit pas servir à nous diviser, mais à nous retrouver.

Mesdames et messieurs, mes chers compatriotes, il y a de grandes figures qui incarnent cette fraternité franco-algérienne que nous voulons cultiver.

Je pense ainsi à Assia Djebar qui s’est éteinte cette année ; elle était algérienne et membre de l’Académie Française. Je pense aussi à Germaine Tillion, cette militante infatigable du dialogue entre nos deux peuples qui va entrer le 27 mai prochain au Panthéon de la République française.

Elles étaient des femmes de culture, d’engagement, d’ouverture. Elles nous montrent la voie, celle de l’amitié franco-algérienne, celle de la fraternité, celle d’un avenir partagé pour le peuple français et le peuple algérien.

Vive la France ! 
Vive l’Algérie ! 
Vive l’amitié franco-algérienne !

Mission Centenaire 01ALGE 0114

Dans le cadre du Projet « L’Algérie et la Grande Guerre – Eclats de vies » labellisé Mission Centenaire 01ALGE 0114 , le lycée International Alexandre Dumas d’Alger organise en partenariat avec l’AEFE, l’ONAC et l’Ambassade de France plusieurs évènements: 

Le 1er décembre 2014  au 31 janvier 2015– Ouverture d’un concours de bande dessinée – « Lycéens, artistes de la mémoire ». ils devront réaliser une planche de BD à partir d’une photo : Un bivouac de spahis algériens en 1915 –

Le 13 décembre 2014 à l’institut Français d’Alger :

–          Le Professeur Jacques Fremeaux  donnera une conférence intitulée : Le monde arabe dans la Grande Guerre du Maghreb au Machrek. (suivre le lien => http://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/le-monde-arabe-dans-la-grande-guerre-du-maghreb-au-machrek )

Du 13 décembre au 15 janvier 2015

–          Une exposition « L’Algérie et la Grande Guerre » 30 panneaux (90 X140) réalisés par les élèves d’une classe de 1ere –L’exposition se tiendra dans les locaux de l’Institut Français d’Alger du 13 décembre au 15 janvier. Elle sera ensuite itinérante. Elle relate, l’entrée en guerre, le recrutement, les combattants, la vie au front, la guerre vécue en Algérie, les lieux de mémoire à partir de documents de l’ECPAD, de la BNF et docs privés. 2 panneaux sont consacrés à d’anciens combattants, spahis, tirailleurs, chasseurs d’Afrique et zouaves dont les familles ont confié les documents au LIAD.
(suivre le lien : www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/l2019algerie-et-la-grande-guerre-2013-eclats-de-vie.-grands-rendez-vous-centenaire-de-la-guerre-14-18 )

Le 16 décembre 2014 : Tous les élèves de l’Etablissement participent au « Cross du centenaire » en hommage aux combattants de la Grande Guerre.

le 3 février 2015, au cours de sa visite dans la Wilaya de Tlemcen, M. Bernard EMIE, Ambassadeur de France, à inauguré l’exposition « l’Algérie dans la grande guerre : éclats de vie » installée à l’Institut Français .