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Cérémonie du souvenir 2017 à Oran

Le 11 novembre 2017, s’est déroulée à Oran une cérémonie commémorative de l’armistice du 11 novembre 1918, sous la présidence du Consul général de France à Oran en présence d’autorités civiles et militaires algériennes, de conseillers consulaires et présidents d’associations représentatives de la Communauté française et de nombreux invités dont des élèves de l’École française d’Oran. Cette manifestation, qui a rassemblé des anciens combattants, des veuves et pupilles, a permis de rendre hommage aux quelques 175 000 soldats algériens qui combattirent durant la Grande Guerre et dont 25 000 d’entre eux y perdirent la vie.

 

 

DISCOURS DU 11 NOVEMBRE 2017

Cimetière du Petit Lac

 

 

 

Monsieur le Wali d’ORAN

Monsieur le Représentant de l’APC d’ORAN

Monsieur l’imam de la Mosquée Ibn Badis

Monseigneur Monsieur l’Evêque d’ORAN

Madame Messieurs les élus consulaires

Messieurs les Anciens Combattants

Monsieur le Représentant du service des anciens combattants et victimes de Guerre

Mesdames et Messieurs les Représentants du monde associatif

Mesdames et Messieurs,

Je suis particulièrement heureux et ému de vous accueillir ici, comme le veut la tradition, pour clôturer les cérémonies du 11 novembre.

Comme vous le savez, le 11 novembre est la journée nationale de la commémoration de la Victoire et de la paix, jour anniversaire de l’armistice de 1918 et de l’hommage à tous les morts pour la France, Français et Algériens. Votre présence à cette cérémonie M. le Wali rehausse l’hommage rendu au sacrifice de nos deux peuples.

Avant de vous lire le message de la Secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées,  je voudrais aussi saluer la présence des écoliers français et algériens et souligner l’importance du devoir de mémoire pour les jeunes générations.

Madame Geneviève DARRIEUSSECQ Secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées chargée des anciens combattants a souhaité s’adresser à vous à l’occasion du 99ème anniversaire de l’armistice.

=Lecture du message=

« Message de la Secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées

11 novembre 2017

 

Quatre-vingt-dix-neuf années ont passé depuis cette fin de matinée où, ce 11 novembre 1918, à 11h, sur le front, les clairons ont surgi pour sonner le cessez-le-feu. Un conflit de quatre ans et demi s’achevait alors.

C’est aussi le temps du deuil qui commence face aux pertes considérables, tant civiles que militaires. La Grande Guerre a profondément bouleversé les nations européennes, les équilibres mondiaux sont durablement modifiés.

Cette année, nous célébrons plus particulièrement le centenaire de 1917. Après trois ans de conflit, c’est l’année de la « fatigue des peuples » mais aussi le tournant de la guerre. Sur le temps long, elle s’avère déterminante pour le XXème siècle. Ses conséquences se font encore sentir aujourd’hui.

D’avril à octobre, le Chemin des Dames a rendu son terrible verdict ; cet échec sanglant affecte le moral des combattants et celui de l’arrière. L’armée française n’est pas seule à se sacrifier. Au prix de lourdes pertes, les Canadiens mènent l’offensive à Vimy, les Britanniques à Passchendaele, les Italiens sont vaincus à Caporetto.

Les Etats-Unis rompent avec l’isolationnisme et s’engagent aux côtés de l’Entente. L’arrivée progressive des soldats américains change le rapport de force et va contribuer à forger la victoire. La mondialisation du conflit s’est intensifiée.

Traversée par deux révolutions, la Russie connaît de profonds bouleversements et signe le 15 décembre un armistice avec l’Allemagne. Cette dernière va pouvoir, en 1918, concentrer toutes ses forces sur le front occidental.

Victimes indirectes de la guerre, des centaines de milliers d’enfants en portent les séquelles et se retrouvent orphelins. Ils grandiront seuls ou au sein de familles incomplètes marquées à jamais par la perte. C’est pour leur permettre de vivre dignement que l’Etat crée le 27 juillet 1917 le statut de « pupille de la Nation ».

Le 16 novembre 1917, il y a presque cent ans, au milieu de la tempête, Georges Clemenceau était appelé à former le gouvernement. Président du conseil et ministre de la guerre, à 76 ans, il appelle à la « guerre intégrale » et remobilise la Nation et les armées avec l’obsession de mener la France à la victoire.

En ce jour du 11 novembre, depuis la loi de 2012, nous rendons hommage à l’ensemble des morts pour la France. A ceux tombés lors des conflits du XXème siècle, à nos frères d’arme algériens des deux guerres mondiales, la Nation reconnaissante rend hommage et perpétue l’indispensable mémoire. »

Je voudrais enfin terminer en soulignant la reconnaissance et le respect que les Français d’Oran portent à tous ceux qui se sont battus durant ce premier conflit mondial. Certains ont fait pour cette cause le sacrifice de leur jeunesse, de leur santé et souvent de leur vie. Ils l’ont fait pour nous assurer un monde meilleur, plus pacifique.

Français et Algériens unis dans le sacrifice.

En votre nom à tous, je les en remercie et les assure de notre reconnaissance et de notre respect.

Vive l’amitié franco-algérienne ! [تحيى الصداقة الفرنسية الجزائرية]

Je vous remercie./.

Décoration d’un vétéran de la bataille de Mers-el-Kébir, à l’occasion de l’escale de la frégate ACONIT à Alger.

Le 18 septembre 2017, l’Ambassadeur de France en Algérie, Monsieur Xavier Driencourt, a remis la Croix du combattant et la Médaille de reconnaissance de la Nation à Monsieur Yahia BRAHIMI, à l’occasion de l’escale de la frégate ACONIT à Alger, en présence de représentants du Service des anciens combattants et victimes de guerre près l’Ambassade de France en Algérie.

En service sur la « Puissante », le second-maitre BRAHIMI s’est notamment illustré durant la tragédie de Mers-el-Kébir (3-6 juillet 1940), en participant personnellement au sauvetage des rescapés du cuirassé « La Bretagne » puis au remorquage du contre-torpilleur « Mogador » en proie aux flammes. A 97 ans, Monsieur BRAHIMI est l’un des rares témoins encore vivant de cette tragédie et il incarne à cet égard un authentique passeur de mémoire pour les nouvelles générations.

 

Quatrième cas : JE SUIS UN(E) DESCENDANT(E) (FILS, FILLE, PETIT-FILS, PETITE FILLE) D’UN ANCIEN COMBATTANT

 

Important :  la Retraite du combattant n’est pas réversible.

 

Question : Mon père est « Mort pour la France » durant un conflit armé : quels sont mes droits ?

Réponse : Le fait que votre parent soit « Mort pour la France » a ouvert les droits suivants :

Les parents du militaire (mère et père) ont pu bénéficier à compter de l’âge de 55 ou 60 ans, d’une pension d’ascendant. Cet avantage cesse au décès des bénéficiaires et ne peut être reversé aux autres membres de la famille.

De même, sa veuve a dû bénéficier, sur sa demande, dès le décès, d’une pension de veuve de guerre. Cet avantage, s’il est toujours en paiement, atteint aujourd’hui le même montant que celui versé aux veuves de nationalité française. Cette pension était majorée d’une somme forfaitaire pour chacun des enfants du militaire jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 18 ans.

 

Il est précisé qu’aucune pension n’est attribuée d’office, mais doit toujours être demandée.

En revanche, le paiement de cette pension cesse au décès de la veuve. Elle ne peut en aucun cas être reversée aux enfants majeurs du militaire.

De plus, dans la mesure où le militaire est actuellement inhumé dans un cimetière militaire français, il bénéficie du droit à la sépulture perpétuelle aux frais de l’Etat français. Ainsi, sa veuve, ses collatéraux (frères, sœurs …) et ses enfants (à l’exclusion de tout autre membre de la famille : petits-enfants, neveux, cousins …), peuvent sur simple demande adressée au :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Bénéficier de la prise en charge des frais de voyage pour se rendre en pèlerinage sur la tombe du soldat « Mort pour la France ». Il est précisé cependant que ce voyage reste soumis à la délivrance d’un visa par l’autorité consulaire qui reste seule compétente dans ce domaine.

Enfin, la qualité de « Pupille de la Nation » reconnue aux enfants des militaires bénéficiant de la mention « Mort pour la France », peut ouvrir droit, en tant que besoin, à l’action sociale que le service des anciens combattants met en œuvre en Algérie pour le compte de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Il convient d’adresser une demande au :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Question : Dans quelles conditions puis-je bénéficier de la carte d’orphelin ?

Réponse : Il est indispensable que votre ascendant (père ou mère) se soit vu reconnaître la qualité de « Mort pour la France », cela suppose qu’il soit mort au combat ou des suites de blessures ou maladies ayant fait l’objet d’une pension militaire d’invalidité.

La demande doit comprendre les pièces suivantes :

* 1 photographie d’identité avec inscription au verso de votre nom et prénom

* 1 copie de votre pièce d’identité comportant une photographie d’identité (carte d’identité, permis de conduire, …)

* 1 fiche familiale d’état-civil rédigée en français et établissant la filiation avec la personne « Mort pour la France »

* 1 copie de l’attestation établissant la qualité de « Mort pour la France » de votre ascendant

 

Elle doit être adressée au :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

 

Question : Mon père est mort au combat dans les rangs de l’Armée française mais la qualité de « Mort pour la France » ne lui a pas été accordée car une demande en ce sens n’a jamais été présentée à ce jour. Comment faire reconnaître aujourd’hui cette qualité ?

Réponse : Vous pouvez obtenir une attestation – si les conditions juridiques sont réunies – établissant la qualité de « Mort pour la France ».

Vous devez, pour ce faire, adresser une demande comportant les pièces suivantes :

* 1 fiche familiale d’état-civil rédigée en français et indiquant le lien de parenté avec le militaire décédé

* tout document en votre possession permettant d’identifier le militaire (copie du livret militaire, courriers émanant des autorités militaires, …) et précisant les circonstances du décès

* l’acte de décès du militaire.

Vous devez adresser votre demande au :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Question : Mon père (ou mon grand père) était ancien combattant de l’armée française : quels sont mes droits ?

Réponse : La législation française ne reconnaît aucun droit aux enfants majeurs des anciens combattants, en matière de pension, de visa ou d’acquisition de la nationalité française.

Seules leurs veuves peuvent – sous certaines conditions – bénéficier de pensions de réversion

.

Question : Mon père ou ma mère est  « Mort pour la France », dans quelle mesure puis-je être aujourd’hui adoptée par la Nation française ?

Réponse : Le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre permet pour les personnes âgées de plus de 21 ans au moment de la demande d’être adoptées par la Nation, dès lors que le décès de leur parent est intervenu avant leur 21éme anniversaire. Cette adoption est à titre purement moral à l’exclusion de toute attribution d’avantages pécuniaires

Les demandes en l’espèce doivent être adressées au :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Troisième cas : JE SUIS UNE VICTIME CIVILE DE LA GUERRE

 

Question : Je suis victime civile d’actes de violence pendant la guerre d’Algérie : puis-je bénéficier d’une pension en qualité de victime civile ?

Réponse: Vous pouvez demander une pension de victime civile au titre du code des pensions militaires d’invalidité et victimes de guerre pour les dommages physiques que vous avez subi pendant la guerre d’Algérie.

.

Important : Cette demande n’est  recevable que si elle a été déposée avant le 14 juillet 2018 pour les ayants droits.

 

Question : Je suis veuve (ou ascendant) de victime civile d’actes de violence pendant la guerre d’Algérie : puis-je bénéficier d’une pension en qualité de veuve (ou ascendant) de victime civile ?

Réponse : Vous pouvez demander une pension de réversion de veuve (ou ascendant) de victime civile au titre du code des pensions militaires d’invalidité et victimes de guerre en raison de dommages physiques causés à votre conjoint (ou enfant) durant la guerre d’Algérie. L’examen des droits à une telle pension est subordonné à la production de pièces, documents administratifs et médicaux datant de l’époque du fait invoqué, relatant les circonstances, le lieu et la date de l’événement.

Dans tous les cas, la demande de pension, devra être téléchargée sur le lien ci-dessous :

Liste a fournir dossier demande victime civile ayant droit (287 téléchargements)

Liste a fournir dossier demande victime civile ayant cause (312 téléchargements)

 

une fois votre demande complète devra être envoyée par courrier auprès du :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

Deuxième cas : JE SUIS VEUVE D’UN ANCIEN MILITAIRE OU D’UN ANCIEN COMBATTANT

 

Question : Mon mari vient de décéder : quelles démarches dois-je effectuer pour bénéficier des sommes restant dues à la date de son décès (les arrérages) au titre des pensions dont il bénéficiait ?

Réponse : Si votre mari était titulaire d’une des 3 pensions ou avantage pouvant être versés à un ancien combattant :

* la retraite du combattant versée tous les 6 mois.

* une pension militaire d’invalidité versée tous les 3 mois.

* ou une pension militaire de retraite, versée tous les 3 mois.

 

Vous devez signaler par courrier le décès du pensionné et demander le versement des arrérages (somme due entre la fin de la dernière échéance versée et la date de décès du pensionné) par courrier à la :

Direction spécialisée des finances publiques pour l’étranger (DSFIPE)

services des retraite de l’état à l’étranger

30 rue Malville

BP54007

44040 Nantes Cedex 1 France

 Ou par mèl  :  dsfipe.cgr@dgfip.finances.gouv.fr

 

Vous devez joindre à votre demande les documents suivants, destinés à l’étranger, et rédigés en langue française :

* un acte de décès.

* une fiche individuelle d’état  civil en français.

* tout document établissant votre qualité d’épouse du pensionné décédé.

* tout document permettant d’identifier la ou les pensions concernées (copie des bulletins de paiement, copie du titre de pension …).

 

Important !

La demande de perception des arrérages ne dispense pas de faire une demande de réversion, si votre mari percevait une pension militaire d’invalidité ou une pension militaire de retraite et que vous remplissez les conditions indiquées ci-dessous.

 

Question : Mon mari, qui bénéficiait d’une pension militaire de retraite est décédé : comment puis-je obtenir une pension de réversion ?

Réponse : La pension militaire de retraite de votre mari était versée tous les 3 mois.

 

Cliquez sur ce lien pour constituer votre dossier :

Demande de réversion de pension militaire de retraite.

 

Vous devez adresser votre demande à l’adresse suivante :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Question : Mon mari était titulaire d’une pension militaire d’invalidité : dans quelles conditions puis-je bénéficier d’une pension de réversion ?

Réponse : La pension militaire d’invalidité de votre mari était calculée selon la gravité de ses blessures ou des maladies contractées en service. Elle était versée tous les 3 mois. La réversion de ce type de pension à la veuve dépend avant tout de la gravité des infirmités pensionnées :

*  Si le taux d’invalidité était supérieur à 60 %, la réversion est de droit dès lors que le mariage est établi de façon certaine.

*  Si le taux d’invalidité était inférieur à 60 %, la réversion n’est possible que si le décès est reconnu en relation directe avec les infirmités pensionnées.

 

Cliquez sur ce lien pour constituer votre dossier :

Demande de réversion de pension militaire d’invalidité.

 

Dans tous les cas, la demande de réversion devra être adressée à l’adresse suivante :

Service des anciens combattants
près l’ambassade de France en Algérie
B.P. n° 61
16035 Hydra – ALGER
Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Question : Mon mari était titulaire de la retraite du combattant : dans quelle mesure puis-je bénéficier d’une réversion ?

Réponse : La retraite du combattant versée tous les 6 mois, n’est jamais réversible à la veuve, son paiement cesse le dernier jour du mois du décès de l’ancien combattant.

 

Question : Mon mari n’était titulaire d’aucune pension de son vivant : quels sont mes droits ?

Réponse : Les droits de la veuve dépendent de ceux dont bénéficiait de son vivant l’ancien combattant.

Si aucune pension militaire de retraite ou d’invalidité n’était liquidée à son profit, aucune pension de réversion ne peut être versée à sa veuve.

Toutefois, si le décès est survenu par le fait du service et que la veuve n’a pas bénéficié d’une pension notamment parce qu’elle s’était remariée, elle peut déposer une demande si elle est de nouveau veuve de son second mari.

 

 

 

Premier cas : JE SUIS UN ANCIEN MILITAIRE DE L’ARMEE FRANÇAISE

 

Question : J’ai été militaire dans les rangs de l’armée française : comment faire reconnaître ma qualité d’ancien combattant ?

Réponse : La qualité d’ancien combattant est reconnue aux anciens militaires ayant servi en période de guerre et remplissant certaines conditions (d’avoir appartenu à une unité reconnue combattante pendant au moins 90 jours. La nature des conflits postérieurs à 1945 a conduit à l’élaboration de nouveaux critères : les actions de feu ou de combat de l’unité (9 actions sont exigées), les actions de feu ou de combat personnelles (5 au moins), 4 mois de présence pour la guerre d’Algérie, les combats au Maroc et en Tunisie).

 

Question: Dans quels délais ma demande de carte du combattant sera-t-elle étudiée ?

Réponse : Un délai minimum de 5 mois est nécessaire pour l’étude de votre dossier. Afin d’accélérer le traitement de votre demande vous pouvez déposer celle-ci : https://www.onac-vg.fr/demarches/carte-du-combattant

Vous serrez tenu informé, sans nouvelle intervention de votre part, de la suite réservée à votre demande.

 

Question : À quel âge puis-je prétendre à la retraite du combattant ?

Réponse:Tous les titulaires de la carte du combattant peuvent prétendre à partir de l’âge de 65 ans à la perception de la retraite du combattant. Cet avantage financier s’élève au 1er janvier 2020  à un montant annuel  de 757,64 euros. Ce montant est le même que celui versé aux anciens combattants de nationalité française. Cet avantage est versé semestriellement soit 378,82 euros, en fonction de votre date d’anniversaire, uniquement par virement sur un compte en devise ouvert à la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR).

 

Important :

La retraite du combattant cumulable avec d’autres pensions n’est pas réversible ni au profit de la veuve ni au profit des enfants ; elle s’arrête au décès de l’ancien combattant.

 

Question : À quels autres avantages que la retraite du combattant puis-je prétendre ?

Réponse : Les titulaires de la carte d’ancien combattant peuvent bénéficier de l’action du soutien social, administratif et médical mis en œuvre par le service des anciens combattants placé près l’ambassade de France en Algérie.

 

cliquez sur ce lien pour télécharger le formulaire de demande

Dossier de demande d’aide financière.

 

et l’adresser par courrier à l’adresse suivante :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Question : Je suis ancien combattant de l’armée française : puis-je bénéficier d’une pension militaire d’invalidité ?

Réponse : Un ancien militaire peut éventuellement bénéficier d’une pension militaire d’invalidité qui indemnise, selon leur gravité, les séquelles des blessures ou maladies  imputables au service armé. Les demandes (demande de pension militaire d’invalidité) doivent être formulées par courrier auprès du :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Démarches a suivre afin de constituer votre dossier de demande de pension militaire d’invalidité.

L’instruction de ces demandes devra établir, grâce à des expertises médicales organisées en Algérie, et à des recherches dans les archives militaires,  l’existence et la gravité des séquelles ainsi que leur lien avec le service militaire.

Le montant des pensions militaires d’invalidité versées aux anciens combattants algériens est, depuis le 1er janvier 2007, identique à celui versé aux anciens combattants de nationalité française.

 

Important !
Quand la pension militaire est accordée, le coût des soins médicaux nécessaires au traitement des infirmités pensionnées est assuré par le service des anciens combattants placé près l’ambassade de France : une demande de prise en charge préalable doit cependant être adressée au :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

 

Question : Je suis déjà pensionné pour invalidité : puis-je demander une révision de ma pension?

Réponse : Vous pouvez demander une révision de vos droits pour aggravation de l’affection déjà pensionnée ou pour  infirmité nouvelle en rapport direct  avec vos services militaires.

Vous devez transmettre une demande (d’aggravation de pension militaire d’invalidité) au :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

en joignant un certificat médical récent.

Votre demande sera ensuite examinée par les médecins experts du ministère des armées.

 

Question : Je suis ancien combattant de l’armée française : puis-je bénéficier d’une pension militaire de retraite ?

Réponse : Une pension militaire de retraite est versée aux militaires de carrière ayant effectués au moins 15 ans de services militaires. Ces pensions ont été liquidées et mises en paiement dès la fin du service armé et aucune nouvelle demande ne peut, sauf exception, être aujourd’hui présentée à ce titre.

 

Question :Je suis invalide de guerre et mon état de santé nécessite une prise en charge médicale. A qui puis-je m’adresser ?

Réponse : Vous devez vous adresser par téléphone, courrier, courrier électronique ou prendre un rendez-vous auprès du :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Un médecin conseil pourra étudier votre demande et vous conseiller sur les modalités du traitement à mettre en œuvre. Celui-ci, dès lors qu’il sera nécessité par des infirmités pensionnées, pourra être pris en charge par le service des anciens combattants. Dans le cas contraire, une participation aux frais restant éventuellement à votre charge pourra être décidée au titre de l’action sociale, menée par le service pour le compte de l’Office national des anciens combattants.

Question : Je suis invalide de guerre et mon état de santé nécessite un appareillage orthopédique ou un véhicule pour handicapé physique : à qui puis-je m’adresser ?

Réponse : Vous devez vous adresser par téléphone, courrier, courrier électronique ou prendre un rendez-vous auprès du :

Service des anciens combattants

près l’ambassade de France en Algérie

B.P. n° 61

16035 Hydra – ALGER

Téléphone : 023 50 70 09

Email : contact@acvg-alger.org

site internet : http://acvg-alger.org

 

Par ailleurs, sont organisées à Alger 4 fois par an des consultations médicales.

Ces consultations se déroulent dans les locaux de :

l’Office National d’Appareillages et d’Accessoires

pour Personnes Handicapées (ONAAPH)

Hôpital de Ben Aknoun

Route des 2 bassins à BEN AKNOUN

 

partenaire du service des anciens combattants et victimes de guerre.

 

Cérémonie internationale à Oran à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918.

Le 11 novembre 2016, l’Ambassadeur de France en Algérie a présidé une cérémonie internationale, aux cotés de son homologue de la République fédérale d’Allemagne et du Wali de la Wilaya d’Oran et en présence du Consul Général de France. Cette cérémonie consacrée à la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, s’est déroulée en présence de représentants des autorités civiles et militaires algériennes, d’anciens combattants, veuves et pupilles, de conseillers consulaires et présidents d’associations représentatives de la communauté française, des lycéens algériens et des agents du service des anciens combattants et victimes de guerre. Cette cérémonie a été suivie par la remise de la médaille de l’Ordre National de la Légion d’Honneur à deux anciens combattants, au Consulat Général de France. 

 

Intervention de M. Bernard EMIÉ

Ambassadeur,

Haut Représentant de la République Française en Algérie

A l’occasion de la commémoration du 11 novembre

——-

Cimetière du « Petit-Lac » Oran, vendredi 11 novembre 2016, 11h00

Monsieur le Wali,

Monsieur le Président de l’Assemblée populaire de la Wilaya

Monsieur le Président de l’Assemblée populaire communale d’Oran

Monsieur l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne,

Monsieur le Consul Général de France,

Monseigneur et Messieurs les représentants des Cultes,

Messieurs les officiers supérieurs et attachés de Défense,

Mesdames et Messieurs les Conseillers consulaires et présidents d’associations,

Messieurs les anciens combattants,

Mesdames, Messieurs,

 

 

 

 

C’est un honneur pour moi d’être avec vous aujourd’hui, dans cette nécropole nationale française du Petit-Lac, pour commémorer ensemble, en ce vendredi 11 novembre 2016,le 98ème anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 qui mit un terme à la Première guerre mondiale. Je suis heureux d’avoir décidé, fin 2014, de renouer avec la tradition établie avant la décennie noire en Algérie, pour commémorer à Oran, dans ce cimetière du Petit Lac, le 11 novembre.

Il y a deux ans nous étions ici, M. le Wali, côte à côte, et l’an dernier j’avais souhaité me rendre à Constantine afin de procéder à cette commémoration au pied du Monument aux Morts, magnifiquement restauré par l’Algérie, pour marquer que nous nous souvenons ensemble des souffrances de cette Première guerre mondiale. J’étais il y a deux ans, et l’an dernier à Constantine, avec les autorités algériennes naturellement, mais aussi avec mon collègue allemand d’alors, Götz Lingenthal, et je suis heureux aujourd’hui de la présence de mon nouveau collègue Michael Zenner,car cette cérémonie est celle de la paix retrouvée, de la mémoire et de la réconciliation.

Souvenons-nous. Le 11 novembre 1916, il y a cent ans, la France, l’Allemagne, l’Europe et une partie du monde sont engagés depuis plus de deux années dans une guerre d’une ampleur et d’une intensité inconnues jusqu’à lors.

Plus de 60 millions de soldats y prirent part, 10 millions périrent et 20 millions furent blessés. Ces victimes vont laisser derrière elles un terrible cortège de 3 millions de veuves et de 6 millions d’orphelins. Au-delà des saignées démographiques profondes et des dévastations considérables, dans les villes comme dans les campagnes, c’est l’ensemble de l’équilibre mondial qui en est sorti bouleversé, au détriment d’une Europe lourdement  marquée et promise à de nouveaux tourments.

Au cours de l’année 1916, il y a 100 ans, la France va connaitre deux batailles d’envergure qui marqueront à jamais ses paysages, sa population, son histoire aussi. A Verdun, symbole en soi de la sauvagerie de cette guerre, où les pertes françaises et allemandes s’élèveront à 700 000. Dans la Somme, où un million de combattants perdirent la vie. Mesurons l’ampleur de ces chiffres.

Souvenons-nous et honorons ceux qui se sont sacrifiés pour nous.

En cette journée de commémoration, j’ai une pensée reconnaissante, émue, forte, pour tous les anciens combattants de cette grande guerre, venus de tous les continents : d’Europe bien sûr mais aussi d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, d’Amérique, et précipités dans une tragédie mondiale. Nous les appelons les anciens combattants, mais souvenons-nous. Il s’agissait d’hommes jeunes, pleins de projets et de rêves, avec une vie à construire. Inclinons nous devant leur sacrifice et devant leur mémoire. Et je souhaite ici à Oran, devant les autorités algériennes et les anciens combattants, souligner la reconnaissance éternelle de la France aux 175 000 soldats originaires d’Algérie qui prirent part à ce conflit. Soldats, sous-officiers, officiers, ils combattirent aux côtés de leurs frères d’armes. 26 000 d’entre eux furent tués. Ils écrivaient une page de l’histoire de la France et de l’Algérie qui, aujourd’hui encore, nous oblige. Ces liens de sang confèrent à nos relations un caractère égal à nul autre.

Tirailleurs, spahis, zouaves algériens, ils furent de tous les combats jusqu’au front d’Orient. Ces combattants venus d’Algérie s’illustrèrent également lors de la bataille de Verdun : le Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants Jean-Marc Todeschini leur a rendu hommage le 24 octobre dernier au cimetière de Douaumont à l’occasion du centenaire. Leur bravoure et leur esprit de sacrifice imposent un profond respect.

Mais, un peu plus de vingt ans après cette grande guerre que chacun espérait être  «  la DER des DER », le monde plongeait dans un nouveau conflit durant lequel la barbarie et l’inhumanité nazie s’installèrent au cœur même de l’Europe. Dans ce combat vital, l’Algérie joua un rôle fondamental dans la libération de la France et de l’Europe. Les soldats algériens s’illustrèrent au cours de multiples campagnes et contribuèrent à la libération de nos territoires. Notre profonde gratitude va à cette deuxième génération du feu dont certains vétérans sont aujourd’hui présents.

Messieurs les anciens combattants, nous vous devons la liberté et la paix. Je veux vous dire que nous n’oublions pas et que nous n’oublierons pas votre courage et votre sacrifice.J’aurai l’honneur de vous témoigner notre reconnaissance indéfectible, en décorant deux d’entre vous de la plus haute distinction française, la Légion d’Honneur, lors de la cérémonie qui se dérouleraen fin de matinée au Consulat général de France.

 

Souvenons-nous.

En ce jour mémoire, je suis fier d’être au côté de l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne. Cher collègue, votre présence aujourd’hui mepermet de souligner à quel point nous avons raison de croire en l’avenir. Mesurons ensemble le chemin parcouru par nos deux  pays depuis le 20ème siècle,  pendant lequel nous nous sommes affrontés si durement. Nous avons connu les conflits armés, les rancunes tenaces, les massacres et la barbarie nazie.

Mais aujourd’hui il n’y a pas d’amis et des partenaires plus proches que la France et l’Allemagne. Bien sûr, ce chemin n’a pas été simple, et je veux rendre hommage à l’action des visionnaires et grands hommes d’Étatque furent le chancelier ADENAUER et le Général de GAULLE, signataires du traité de l’Elysée le 22 janvier 1963. Ce parcours a été marqué par des moments symboliques dont il faut également nous souvenir : ce fut la célèbre poignée de main entre le Chancelier Helmut KOHL et le Président François MITTERRAND en 1984 à l’ossuaire de Douaumont. Plus récemment, en 2014, dans la ville martyr d’Oradour sur Glane, le Président  François HOLLANDE déclarait devant son homologue Joachim GAUCK «  qu’il est de la responsabilité de chacun de défendre cette réconciliation franco-allemande ». La cérémonie commémorative franco-allemande du centenaire de la bataille de Verdun, le 29 mai dernier, a témoigné des liens devenus indéfectibles entre les peuples et en particulier les jeunesses, de deux nations autrefois rivales.

L’histoire de nos deux pays, cher Michael, prouve combien la volonté politique et mutuelle peut toujours triompher de la fatalité. Nos deux peuples, ennemis héréditaires par le passé ont su se retrouver pour construire un avenir commun au sein de l’Europe et il n’est pas aujourd’hui d’autres Nations que la France et l’Allemagne qui soient animées par une volonté aussi puissante de poursuivre l’intégration européenne et la construction d’un avenir commun meilleur.

Dans le monde tourmenté et qui se replie sur lui-même, qui nous entoure, à ceux qui désespèrent de voir aboutir des processus de paix, la réconciliation franco-allemande doit redonner l’espoir de lendemains meilleurs.

Car se réconcilier, ce n’est pas oublier, au contraire. Se réconcilier, c’est reconnaître et regarder avec lucidité le passé pour mieux se tourner vers l’avenir. Pour la France et l’Algérie, se souvenir, c’est également souligner cette histoire à la fois riche et douloureuse que nous avons en partage.

 

Ce devoir de mémoire s’est exprimé le 14 juillet 2014 lors du défilé international sur les Champs Elysées où, pour la première fois, le drapeau algérien et sa garde furent présents pour marquer le centième anniversaire du déclenchement de la Première guerre mondiale. Dans le message de félicitations qu’il adressa alors à l’occasion de notre Fête Nationale au Président de la République française, le Président Bouteflika soulignait, je le cite : « en décidant de rendre hommage aux milliers de victimes algériennes de la première guerre mondiale, à l’occasion de ces célébrations du 14 juillet 2014, vous avez su Monsieur le Président, reconnaitre les sacrifices du peuple algérien et son attachement aux idéaux de liberté qui lui ont permis de recouvrer chèrement son indépendance et sa souveraineté, et de participer au recouvrement de la liberté du peuple français…cette reconnaissance des sacrifices du peuple algérien nous conforte dans notre élan partagé de construire entre nos deux pays , un partenariat d’exception qui répond à nos intérêts mutuels et aux attentes de nos deux peuples. »

Monsieur le Wali, Monsieur le Maire, chers amis algériens,

Méditons sur le message du Président de la République algérienne. Méditons le sens de votre présence à cette cérémonie et la manière dont nous sommes ensemble, réunis dans un hommage commun aux morts de la Grande guerre, quel que soit leur origine, leur pays, leur religion, leur nationalité, leur sensibilité. Laissez-moi vous exprimer ma reconnaissance, Monsieur le Wali, ainsi qu’à tous les élus et autorités algériennes ici présents, pour votre présence à nos côtés. Cette présence donne un sens supplémentaire à cette cérémonie, 100 ans après les boucheries de 1916, 72 ans après le Débarquement du 6 juin 1944 qui annonçait la fin de la Deuxième guerre mondiale, mais aussi 62 ans après le 1er novembre 1954 et le déclenchement de votre guerre d’Indépendance. Cette cérémonie s’intègre parfaitement dans ce partenariat d’exception que nos deux Présidents de la République, mais aussi nos peuples et d’abord notre jeunesse, appellent de leurs vœux.

Souvenons-nous et transmettons.

Et quel plus bel exemple que la présence parmi nous d’élèves oranais, venus eux aussi rendre hommage à leurs anciens, et se plonger dans l’histoire. Car l’histoire c’est bien plus qu’une matière scolaire.« Savoir c’est se souvenir » disait ARISTOTE. Avec la transmission des mémoires, nos jeunes générations qui seront au service de leur pays respectifs, sauront tirer les enseignements d’un passé qu’ils doivent apprendre et ne pas oublier.

La mobilisation des communautés éducatives autour des enjeux commémoratifs est indispensable. Les enseignants et les élèves qui s’impliquent dans des projets pédagogiques s’avèrent de véritables passeurs de mémoire comme en témoigne l’exposition « l’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vie » inaugurée hier soir à l’Institut Français d’Oran ; une exposition remarquable, centrée sur l’humain et réalisée avec succès par les élèves du lycée international Alexandre Dumas d’Alger.

Alors ce matin, parce que vous êtes présents, Messieurs les Anciens combattants, acteurs directs de cette épopée que fut la Seconde Guerre mondiale, et en étant à nos côtés aujourd’hui, vous donnez à cette cérémonie de la chair, de la vie, un supplément d’âme, un témoignage et une sagesse. Je souhaite en conclusion de nouveau, au nom de la France, vous exprimer notre connaissance éternelle et notre gratitude.

Chacune et chacun d’entre nous aujourd’hui présents ne serait sans doute pas là ce matin, et peut être sans doute pas sur cette terre, sans votre sacrifice et celui de tous vos camarades tombés au champ d’honneur.

Je vous remercie.

VIVE L’ALGÉRIE !

VIVE L’ALLEMAGNE!

VIVE LA FRANCE !

VIVE L’AMITIE FRANCO ALGERIENNE !

VIVE L’AMITIE FRANCO ALLEMANDE !

Inauguration de l’exposition « l’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vies » à l’Institut Français d’Oran.

Le 10 novembre 2016, l’Ambassadeur de France en Algérie a inauguré l’exposition « L’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vies », réalisée par les élèves du Lycée International Alexandre Dumas d’Alger avec le soutien du Service des anciens combattants et victimes de guerre près l’Ambassade de France. Cette inauguration a été précédée d’une conférence du docteur Moumen et l’exposition a été enrichie par un prêt exceptionnel de Monsieur Meski, collectionneur et écrivain algérien.

 L

Intervention de M. Bernard EMIÉ

Ambassadeur,

Haut Représentant de la République Française en Algérie

à l’occasion de l’inauguration de l’exposition

« l’Algérie et la Grande Guerre – «éclats de vie»

——-

Institut français d’Oran, jeudi 10 novembre 2016 – 19h15

 

Monsieur le Wali,

Monsieur le Président de l’Assemblée Populaire Communale,

Monsieur le Consul général de France,

Monsieur l’attaché de défense,

Monsieur le Directeur de l’Institut français,

Mesdames et Messieurs les conseillers consulaires,

Monseigneur,

Mesdames et Messieurs  les chefs d’entreprises,

Mesdames, Messieurs.

 

C’est un honneur pour moi que d’inaugurer ce soir à Oran, en cette veille de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, l’exposition « l’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vies » à l’Institut Français.

Après la conférence particulièrement intéressante et illustrée que vient de nous présenter le Professeur Abderahmen Moumen, cette belle exposition vient rappeler le lourd tribut payé par les milliers de soldats venus d’Algérie, mais également leurs conditions de vie, leurs faits d’arme, ainsi que l’effort économique et financier fourni par l’Algérie, avec l’apport de dizaines de milliers de travailleurs algériens.

Cette conférence et cette exposition nous permettent de savoir un peu plus sur cette page d’histoire commune, et sur le destin de ces hommes partis d’Algérie défendre les valeurs de la France. Elles résultent d’une démarche à la fois mémorielle, pédagogique et historienne.

Ce travail a en effet été réalisé au sein d’ateliers d’écriture par des élèves du lycée international Alexandre Dumas d’Alger, encadrés par une équipe pluridisciplinaire d’enseignants. A partir de documents iconographiques authentiques et d’enquêtes personnelles, ces jeunes ont livré leurs impressions et émotions sur les lieux, les événements ainsi que sur le destin de ces dizaines de milliers d’hommes dont la vie fut bouleversée à jamais.

Cette exposition est donc un véritable travail d’historien. Elle est en effet le fruit d’une investigation précise, et illustre avec justesse ces faits historiques et sociaux. Elle  comporte 30 compositions graphiques et s’articule autour de 8 thématiques telles que « l’entrée en guerre », « le recrutement », « vivre et survivre au front »…. qui rappellent autant de tranches de vie, d’éclats de vie au milieu du déluge de feu et des souffrances endurées dans les tranchées et sur les champs de bataille.

Je remercie également Monsieur Meski, ici présent, qui a bien voulu que l’on présente une partie de la collection dédiée à son grand père, Benchabane Tahar ; ces documents trouvent toute leur place dans cette exposition présentée par l’Institut. Cette démarche, unique à ma connaissance, de reconstitution d’un parcours de vie d’un ancien combattant algérien incarne sans aucun doute tous ces « héros anonymes » qui participèrent aux combats pour la liberté.

Car cette exposition s’inscrit également dans le cadre de notre devoir de mémoire.

Souvenons-nous de ces hommes qui furent si jeunes précipités dans la tourmente de la guerre. N’oublions jamais que sur 175 000 d’entre eux, quel que soit leur statut, leur grade ou confession, près de 26 000 périrent sur les champs de bataille. Ils prirent une part déterminante à ce conflit, aux côtés des soldats venus de toute la France.

Il y a 100 ans, en 1916, tirailleurs, spahis et zouaves algériens furent engagés dans des batailles emblématiques comme celles de la Somme ou de Verdun. Comme je le rappellerai demain, en présence des autorités algériennes et de mon collègue l’Ambassadeur d’Allemagne, nous nous inclinons devant la mémoire de ces soldats qui ont donné leur vie pour notre liberté. Des vétérans de la Seconde guerre mondiale seront présents demain parmi nous.

Et c’est un symbole très fort qu’elle ait été réalisée par de jeunes lycéens, notamment grâce au recueil de nombreux témoignages auprès d’anciens combattants. Le lien générationnel ainsi créé est essentiel pour transmettre les valeurs et le souvenir. Je tiens d’ailleurs à préciser que les élèves du LIAD ont également participé à l’écriture d’un très bel ouvrage édité en français et arabe, ouvrage qui leur a valu les félicitations du Président Hollande. Ces projets ambitieux ont participé à la nécessaire valorisation d’une mémoire souvent oubliée car de plus en plus lointaine au fil du temps.

L’inauguration de cette exposition me permet de retrouver Oran, son dynamique Institut français, et d’installer son nouveau directeur, Monsieur Alain Ramette, à qui je souhaite un grand succès dans sa mission, auprès du Consul général, dans cette grande circonscription de l’ouest de l’Algérie. Après Béatrice Bertrand, à qui je souhaite rendre hommage pour la qualité de son travail, je sais que vous allez très bien réussir. La demande culturelle est forte et nous devons faire en sorte que notre Institut rayonne partout et au-delà d’Oran dans toutes les Wilayas de la circonscription. Car notre relation avec l’Algérie intègre naturellement le souvenir, la réconciliation, la transmission, dimensions majeures de notre partenariat d’exception que nos deux Présidents de la République ont décidé.

Cette exposition, que nous avons présentée au Président Hollande lors de sa visite d’amitié et de travail à Alger en juin 2015, et qui a également été présentée l’an dernier pour le 11 novembre à Constantine, va maintenant, après Oran, voyager. L’Office National des Anciens combattants et des victimes de guerre prépare sa diffusion au sein de nombreux établissements d’enseignement, dans un périple qui la conduira de Verdun à Marseille tout au long de l’année 2017. Alors, comme aujourd’hui en Algérie, demain en France cette diffusion permettra de sensibiliser le maximum de citoyens dont les jeunes de nos deux pays, au destin de ces hommes qui partirent si loin de chez eux défendre les valeurs de la France et rendre toute sa liberté à notre pays.

Mesdames et Messieurs, c’est ainsi que nous pourrons construire notre avenir et notre avenir en commun, et c’est pourquoi dans cette dynamique très forte de nos relations, je suis heureux que nous puissions ce soir présenter au grand public d’Oran cette remarquable exposition.

Je vous remercie.

Cérémonie à Alger à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918

Le 11 novembre 2016, le Service chargé des anciens combattants et victimes de guerre à Alger a organisé, sous la conduite du Ministre conseiller et de la mission de défense de l’Ambassade de France, une cérémonie à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, en présence du Consul Général de France. Cette cérémonie a rassemblé autour des anciens combattants, veuves et pupilles, des représentants des autorités civiles et militaires algériennes, les conseillers consulaires et présidents d’associations représentatives de la communauté française, des élèves du Lycée international Alexandre Dumas et leur professeur ainsi que les familles du service.
 

 

Commémoration de la Victoire et de la Paix

Hommage à tous les Morts pour la France

Message du secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense,

Chargé des anciens combattants et de la mémoire

11 novembre 2016

Le 11 novembre 1918 annonçait la fin des combats que personne

n’osait plus espérer. Cette date mettait fin au long cortège de morts, de

blessés, de mutilés, de traumatisés, de veuves et d’orphelins qui

accompagnait la Grande Guerre depuis plus de quatre ans.

Le Centenaire du premier conflit mondial est l’occasion pour les

Françaises et les Français, qu’ils soient dans l’hexagone ou à l’étranger,

de commémorer cette journée avec une émotion particulière, tant cette

histoire est liée pour chacune et chacun d’entre nous à une histoire familiale.

 

Commémorer le 11 novembre, c’est répondre à la nécessité du souvenir, de

l’hommage aux morts et de l’expression de notre reconnaissance.

L’année mémorielle 2017 en sera une nouvelle occasion alors que nous

nous apprêtons à commémorer l’offensive du Chemin des Dames, à

témoigner notre amitié aux Etats-Unis, entrés en

Guerre le 6 avril 1917, et aux Canadiens qui se sont illustrés dans la

prise de Vimy le 9 avril de cette même année.

 

Commémorer le 11 novembre, c’est aussi comprendre les droits des anciens

combattants hérités de cette guerre et l’indispensable structure d’aide, de

soutien et d’accompagnement.

Créé dans l’urgence des combat en 1916, L’Office national des mutilés et

réformés qui deviendra l’Office national des anciens combattants et victimes

de guerre et dont nous célébrons le centenaire cette année, remplit toujours,

un siècle plus tard , ses missions historiques de reconnaissance, de

solidarité et de réparation au profit de toutes les génération du feu.

 

N’oublions pas les 175 000 soldats venu d’Algérie qui participèrent à la

première Guerre mondiale et dont 26 000 ne sont jamais revenus sur leur

terre natale.

Souvenons-nous des 150 000 soldats algériens engagés dans le deuxième

conflit mondial et qui furent présents dans toutes les campagnes de guerre,

de la Tunisie à l’Italie, et qui continuèrent  les combats en Provence, dans les Vosges et libérèrent  l’Alsace.

 

Alors qu’en-ce moment, notre Ambassadeur de France en Algérie  préside une cérémonie internationale du souvenir à Oran en présence du Wali et de l’Ambassadeur d’Allemagne, une cérémonie placée sous le signe de la paix et de la réconciliation entre les peuples, veillons à ce qu’aucun  de nos enfants n’ignore cette histoire partagée en poursuivant l’indispensable travail de mémoire.

 

 

 

Centenaire de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Le 6 novembre 2016, le Service chargé des anciens combattants et victimes de guerre à Alger, a organisé une manifestation commémorative consacrée au centenaire de l’ONACVG, qui a rassemblée autour des anciens combattants, veuves et pupilles, des élèves du Lycée international Alexandre Dumas et leur professeur, la communauté française dans toute sa diversité ainsi que de nombreux partenaires du Service. Cet évènement a été l’occasion de célébrer le lancement de la campagne du Bleuet de France et de remettre la médaille de l’Ordre national de la Légion d’honneur à des anciens combattants

Intervention de M. Bernard EMIÉ

Ambassadeur,

Haut Représentant de la République Française en Algérie

à l’occasion de l’inauguration de l’exposition

« l’Algérie et la Grande Guerre – «éclats de vie»

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Institut français d’Oran, jeudi 10 novembre 2016 – 19h15

Monsieur le Wali,

Monsieur le Président de l’Assemblée Populaire Communale,

Monsieur le Consul général de France,

Monsieur l’attaché de défense,

Monsieur le Directeur de l’Institut français,

Mesdames et Messieurs les conseillers consulaires,

Monseigneur,

Mesdames et Messieurs  les chefs d’entreprises,

Mesdames, Messieurs.

 

C’est un honneur pour moi que d’inaugurer ce soir à Oran, en cette veille de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, l’exposition « l’Algérie et la Grande Guerre, éclats de vies » à l’Institut Français.

Après la conférence particulièrement intéressante et illustrée que vient de nous présenter le Professeur Abderahmen Moumen, cette belle exposition vient rappeler le lourd tribut payé par les milliers de soldats venus d’Algérie, mais également leurs conditions de vie, leurs faits d’arme, ainsi que l’effort économique et financier fourni par l’Algérie, avec l’apport de dizaines de milliers de travailleurs algériens.

Cette conférence et cette exposition nous permettent de savoir un peu plus sur cette page d’histoire commune, et sur le destin de ces hommes partis d’Algérie défendre les valeurs de la France. Elles résultent d’une démarche à la fois mémorielle, pédagogique et historienne.

Ce travail a en effet été réalisé au sein d’ateliers d’écriture par des élèves du lycée international Alexandre Dumas d’Alger, encadrés par une équipe pluridisciplinaire d’enseignants. A partir de documents iconographiques authentiques et d’enquêtes personnelles, ces jeunes ont livré leurs impressions et émotions sur les lieux, les événements ainsi que sur le destin de ces dizaines de milliers d’hommes dont la vie fut bouleversée à jamais.

Cette exposition est donc un véritable travail d’historien. Elle est en effet le fruit d’une investigation précise, et illustre avec justesse ces faits historiques et sociaux. Elle  comporte 30 compositions graphiques et s’articule autour de 8 thématiques telles que « l’entrée en guerre », « le recrutement », « vivre et survivre au front »…. qui rappellent autant de tranches de vie, d’éclats de vie au milieu du déluge de feu et des souffrances endurées dans les tranchées et sur les champs de bataille.

Je remercie également Monsieur Meski, ici présent, qui a bien voulu que l’on présente une partie de la collection dédiée à son grand père, Benchabane Tahar ; ces documents trouvent toute leur place dans cette exposition présentée par l’Institut. Cette démarche, unique à ma connaissance, de reconstitution d’un parcours de vie d’un ancien combattant algérien incarne sans aucun doute tous ces « héros anonymes » qui participèrent aux combats pour la liberté.

Car cette exposition s’inscrit également dans le cadre de notre devoir de mémoire.

Souvenons-nous de ces hommes qui furent si jeunes précipités dans la tourmente de la guerre. N’oublions jamais que sur 175 000 d’entre eux, quel que soit leur statut, leur grade ou confession, près de 26 000 périrent sur les champs de bataille. Ils prirent une part déterminante à ce conflit, aux côtés des soldats venus de toute la France.

Il y a 100 ans, en 1916, tirailleurs, spahis et zouaves algériens furent engagés dans des batailles emblématiques comme celles de la Somme ou de Verdun. Comme je le rappellerai demain, en présence des autorités algériennes et de mon collègue l’Ambassadeur d’Allemagne, nous nous inclinons devant la mémoire de ces soldats qui ont donné leur vie pour notre liberté. Des vétérans de la Seconde guerre mondiale seront présents demain parmi nous.

Et c’est un symbole très fort qu’elle ait été réalisée par de jeunes lycéens, notamment grâce au recueil de nombreux témoignages auprès d’anciens combattants. Le lien générationnel ainsi créé est essentiel pour transmettre les valeurs et le souvenir. Je tiens d’ailleurs à préciser que les élèves du LIAD ont également participé à l’écriture d’un très bel ouvrage édité en français et arabe, ouvrage qui leur a valu les félicitations du Président Hollande. Ces projets ambitieux ont participé à la nécessaire valorisation d’une mémoire souvent oubliée car de plus en plus lointaine au fil du temps.

L’inauguration de cette exposition me permet de retrouver Oran, son dynamique Institut français, et d’installer son nouveau directeur, Monsieur Alain Ramette, à qui je souhaite un grand succès dans sa mission, auprès du Consul général, dans cette grande circonscription de l’ouest de l’Algérie. Après Béatrice Bertrand, à qui je souhaite rendre hommage pour la qualité de son travail, je sais que vous allez très bien réussir. La demande culturelle est forte et nous devons faire en sorte que notre Institut rayonne partout et au-delà d’Oran dans toutes les Wilayas de la circonscription. Car notre relation avec l’Algérie intègre naturellement le souvenir, la réconciliation, la transmission, dimensions majeures de notre partenariat d’exception que nos deux Présidents de la République ont décidé.

Cette exposition, que nous avons présentée au Président Hollande lors de sa visite d’amitié et de travail à Alger en juin 2015, et qui a également été présentée l’an dernier pour le 11 novembre à Constantine, va maintenant, après Oran, voyager. L’Office National des Anciens combattants et des victimes de guerre prépare sa diffusion au sein de nombreux établissements d’enseignement, dans un périple qui la conduira de Verdun à Marseille tout au long de l’année 2017. Alors, comme aujourd’hui en Algérie, demain en France cette diffusion permettra de sensibiliser le maximum de citoyens dont les jeunes de nos deux pays, au destin de ces hommes qui partirent si loin de chez eux défendre les valeurs de la France et rendre toute sa liberté à notre pays.

Mesdames et Messieurs, c’est ainsi que nous pourrons construire notre avenir et notre avenir en commun, et c’est pourquoi dans cette dynamique très forte de nos relations, je suis heureux que nous puissions ce soir présenter au grand public d’Oran cette remarquable exposition.

Je vous remercie.

06-11-2016